Surtout ne rien dire

Echo5-1Ca, c’est fait comme qui dirait… Malgré ce mauvais présage complètemennt infondé que nous aurions du mal à avoir un deuxième enfant rapidement, Numéro deux est en route et devrait arriver mi-août ! Cela fait donc douze semaines que je tiens ma langue. Bon OK. Pas douze. Huit. Les premières semaines ne comptent pas vu que les deux premières, je n’étais même pas enceinte et que les deux suivantes, je n’étais pas au courant (normal vous allez me dire).

Bref, huit semaines que Gros Bout et moi, nous tenons notre langue, alors que clairement, on avait bien envie d’annoncer la bonne nouvelle à notre entourage. Mais finalement, on a décidé de faire comme pour Petit Bout : on a attendu l’écho des douze semaines pour avoir confirmation que tout allait bien et donc annoncer la bonne nouvelle sans avoir peur de devoir en annoncer une mauvaise quelques semaines plus tard… superstition quand tu nous tiens…

Surtout qu’ici en Angleterre, le suivi est assez succinct (je reviendrai là-dessus sur un autre billet, ça peut servir aux mamans expatriées en Angleterre) : un rendez-vous avec le généraliste pour qu’on vous rentre dans le système et qu’on vous réfère à un hôpital, un rendez-vous à l’hôpital pour le passé médical et quelques examens sanguins, puis enfin l’écho, tant attendue, qui confirmera que un, on a bien un bébé dans le ventre (voire plus), que deux, tout va bien (ou pas). Oui, avant ça, il n’y a que notre test de grossesse qui nous dit qu’on est bien enceinte. Donc autant en faire plusieurs

Bref, ces huit dernières semaines ont été très longues. A croire que le temps s’est arrêté. Déjà, on a envie de savoir que tout va bien et on égraine les jours jusqu’au jour de l’écho. Mais surtout, on doit faire attention. Je m’explique.

Depuis que nous avons appris la bonne nouvelle début décembre, j’ai dû passer un Noël ET un jour de l’an sans manger ni foie gras, ni saumon fumé, ni fromage bien coulant au lait cru comme j’aime, sans boire de champagne ni de vin. Laissez-moi vous dire que la famille, tout ça, c’est bien, mais qu’avec du foie gras et du champagne, c’est quand même vachement plus sympa ! Mais bon, c’est pour la bonne cause comme on dit.

Je m’étais d’ailleurs dit à l’issue de la première grossesse que je ferai beaucoup moins attention à mon alimentation pour la deuxième. Et puis finalement, non. Je fais tout aussi attention. Parce que ce serait tellement dommage qu’il arrive quelque chose pour une malheureuse tranche de foie gras ou une cuiller de Mont d’Or…

Et en plus de faire gaffe, il faut se cacher : j’ai même dû faire semblant de picoler (sinon, on nous aurait grillé tout de suite), de fumer (itou), d’avoir la pêche en soirée alors que je n’avais qu’une seule envie sur le coup de 22.00 : aller me coucher.

Je crois que si c’était à refaire, je l’annoncerais, au moins à quelques personnes proches que nous voyons souvent… Parce que finalement ça ne change pas grand-chose. Au pire, on annoncera une mauvaise nouvelle par la suite… et on pourra partager nos malheurs avec eux.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Vous seriez plutôt du genre à appeler toute la planète suite au premier test de grossesse positif ou à attendre la fin du premier trimestre ?

Article publié sur SBG

Euh…Pourquoi tu veux plus manger ta purée?

Je vous parlais la semaine dernière du fait que Petit Bout refuse catégoriquement son biberon. Déjà, ça m’embête un peu. Parce que comme je disais, Petit Bout est encore petit, et le lait fait quand même partie de son régime.

En plus, depuis fin Août, lui donner à manger de la purée / petits pots, des compotes ou des laitages devient un vrai challenge. Quand nous avons commencé la diversification (vers 6 mois), tout le monde était étonné de la facilité avec laquelle on donnait à manger à Petit Bout. Sucré, Salé, tant qu’il n’y avait pas de morceaux, tout lui convenait. Il ouvrait grand la bouche, voire s’impatientait quand on amenait pas la cuiller assez rapidement. C’était vraiment du bonheur en barre. En plus, son reflux était devenu pratiquement inexistant.

Depuis notre retour de vacances, en revanche, c’est un peu la croix et la bannière pour lui donner à manger. Au début, c’était plutôt une histoire de « propreté ». Dès qu’il avait une cuiller de purée dans la bouche, il mettait sa main dans sa bouche, la ressortait et se frottait le visage avec. Drôle les deux premières fois, pénible au bout de la troisième cuiller. Trèèèèèès pénible à la fin de la semaine. Ca s’est un peu tassé. Mais depuis une semaine, je n’arrive tout simplement plus à lui donner à manger.

Il mange trois ou quatre cuillers de purée. Puis, c’est les grandes eaux. Il se met à pleurer et refuse de manger d’avantage. Pourtant, je fais exactement les mêmes recettes qu’avant, qu’il avait l’air d’apprécier. Les petits-pots n’ont pas vraiment plus de succès. Mais je dois dire que c’est plus rageant de mettre à la poubelle une purée qu’on s’est donné du mal à préparer qu’un petit-pot industriel. Bah oui. Le petit-pot industriel, on se dit avec malice : « oui, j’ai bien raison de faire mes purées moi-même. Les petits-pots, ils rajoutent des trucs dedans, et mon bébé n’aime pas ça ». Que nenni.

Bref. Je n’ai pas envie que les repas deviennent une séance de lutte. J’ai peur qu’après, Petit Bout redoute ces moments qui devraient être des moments de plaisir : découvrir de nouvelles saveurs, de nouvelles textures, apprécier le fait de manger, puis de bientôt partager des repas avec ses parents.

Je me dis que Petit Bout a des réserves. Il pèse 9.100Kg à 9 mois, donc il n’est pas à plaindre. Donc pour le moment, je n’insiste pas. Ce n’est peut-être qu’une période. C’est peut-être ses dents (la pédiatre a confirmé la semaine dernière que les deux dents du haut n’allaient pas tarder à pointer le bout de leur nez). Mais j’aimerais bien qu’il ne mange pas que des yaourts et des petits-suisses quand même. Peut-être que comme les laitages sont frais, ça lui soulage les gencives en l’anesthésiant un peu. Bref. Je laisse passer encore une semaine et on verra bien ce que ça donne.

Euh…pourquoi tu bois plus ton lait?

Une chose est sûre, Petit Bout n’a jamais été le dernier pour avaler son biberon ou ses purées…jusqu’à récemment. Avant la diversification, il avalait ses biberons en 5 minutes. On avait bien essayé de le temporiser en lui faisant faire une ou deux pauses de quelques minutes. Peine perdue. A peine la tétine sortie de la bouche, il hurlait comme si on était en train de l’éventrer. Donc il les availait d’un trait.

Quand nous sommes passés aux solides, aucun problème. Monsieur mangeait de tout. Salé, Sucré. Même quand il aimait pas (ça se voit comme le nez au milieu du visage : il fait des petites grimaces dans ces cas-là), il mangeait quand même (OK, il ouvrait la bouche moins grand, mais il acceptait docilement la cuiller).

Bref. Tout allait bien. Depuis fin Juillet cependant, c’est un peu cahotique. Ca a commencé par le lait. Que ce soit sans céréales ou avec des céréales. Un rejet total du biberon que ce soit le matin, a quatre heures ou le soir . Petit Bout le repoussait violemment avec les mains, avec la langue. Puis c’est revenu un petit peu. Le biberon du soir avait réintégré le régime quotidien. Mais depuis deux semaines, c’est redevenu la lutte. En plus de repousser le biberon, il se met à pleurer, à s’arcbouter dans tous les sens. Plus de lait ni le matin ni le soir (j’ai définitivement remplacé le biberon de quatre heures par des petits-suisses depuis plus d’un mois). Traduisons donc : plus de lait du tout, de toute la journée.

Comme vous pouvez vous l’imaginer, je ne suis pas fan que Petit Bout ne boive plus du tout de lait. Déjà parce que c’est plein de calcium, de vitamines, de fer…bref, plein de choses dont il a besoin. Mais surtout parce que c’est liquide. Et comme il doit boire 20cl d’eau par jour au maximum, je me dis que c’est mieux qu’il boive du lait plutôt qu’il mange des petits-suisses ou des yaourts. Parce qu’en France, j’ai été impressionnée par le rayon nourriture pour bébé. A Londres en revanche, les petits pots salés ne font pas vraiment envie, mais surtout, il n’y a pas de laitages pour bébés. Donc la seule chose que je lui donnais jusqu’à présent pour remplacer le lait, c’était des Petit Filous. Bon maintenant, j’essaie d’élargir le spectre des laitages suite à ma visite chez le pédiatre la semaine dernière. Apparemment, on peut aussi lui donner des Activia. Saut que les Activia, et bah pour l’instant, Petit Bout, il aime pas. Est-ce le goût? Est-ce les morceaux? Mystère. Je vais persévérer quand même. Parce que les petits-suisses fraises et les petits-suisses framboise, c’est quand même assez limité pour faire évoluer le goût d’un enfant.

Envoyez la purée

L’expérience purées / compotes a commencé le week-end dernier pour Petit Bout. Premier stade donc à base de purée de pommes de terre / carrottes le matin et de compote de pommes / poires l’après-midi.

Monsieur s’est plutôt bien comporté. Certes, il a été un peu surpris au départ par les nouvelles textures, mais au delà de ça, aucun souci majeur, et surtout, pas de « prfffffff » de sa part, tant redouté par Gros Bout et moi. (Gros Bout avait d’ailleurs prévu le coup et s’était mis torse nu). Oui parce que notre petit bout, il aime bien faire des ‘prffffff’.

Bon, d’un autre côté, je crois que notre petit bout est un petit glouton et qu’il ne se risquerait pas à gâcher de la nourriture. Certes, il s’en met un peu partout malgré le fait qu’il ouvre bien grand la bouche pour attraper ce qu’il peut dans la cuiller. Mais bon. Je n’ai plus qu’à trouver un bon détachant. Car bien évidemment, le burp-carotte est bien moins camoufable que le burp-lait.

En revanche, le petit bout a tendance à préférer les petits pots à mes purées maison faites avec amour. Grâce à mon cuiseur vapeur / mixer gentiment offert par une de mes collègues, rien de plus facile que de préparer purées et compotes. Le plus long c’est d’éplucher les légumes. Après, on coupe en dés, on met dans le bol, on appuie sur le bouton, ça cuit. Quand ça sonne on appuie sur un autre bouton et hop hop hop, ça mixe. Dommage que le bol soit un peu petit, on se ferait bien des petites purées maison le soir (avec sel, beurre et huile d’olive pour nous quand même, faut pas non plus pousser mémé).

Bref, malgré la performance du cuiseur / mixer, le Petit Bout préfère les purées et compotes très lisses (façon petits pots, quoi). Car il repousse avec une dextérité étonnante pour un débutant tout grumeau. J’ai trouvé la parade : ajouter beaucoup d’eau à la purée pendant le mixage (le CAP cuisine n’est pas loin). J’ai donc bon espoir de lui faire préférer mes petits plats aux petits pots. De toutes façons, si Petit Bout veut un peu de diversité, il n’aura pas vraiment le choix, vu la variété plus que restreinte des petits pots dans le commerce ici en Angleterre.

Légumes autorisés pour le moment : pommes de terre, haricots verts, épinards, carottes, blancs de poireaux. Nombre de petits pots dans le commerce respectant ces critères en Angleterre : 1, le pommes de terre-carottes. Et oui, c’est pas la panacée. Allons savoir pourquoi, les Anglais prennent un malin plaisir à ajouter des pates, riz, crumble, custard ou autres aliments ‘interdits’ pour les petits…

Fruits autorisés pour le moment : pommes, poires, coings, bananes, pruneaux. Nombre de petits pots dans le commerce respectant ces critères en Angleterre : 2, le pommes-poires et le pommes-bananes. Et oui, c’est toujours pas ça. Mais vu que le coing n’est pas le fruit le plus facile à trouver ici (je ne sais même pas comment on dit coing en Anglais d’ailleurs…), on va dire que ça reste correct.

Donc histoire d’éduquer un minimum ses papilles, Petit Bout aura droit aux petits pots ET aux purées maison, que ça lui plaise ou non. Et puis, je trouve ça bien de savoir ce qu’il y a dans ce qu’il mange. Il mangera bien assez de cochonneries plus tard.