Maintenant c’est Madame

« Ca, c’est fait » comme on dit. Voilà, je suis mariée, on a le droit désormais de m’appeler Madame sans que je puisse répondre un petit « Non, c’est Mademoiselle ».

Nous avons passé avec Gros Bout un moment extraordinaire. La journée a été chargée : en choses à faire, en nuages mais surtout en émotions.

Le matin, c’était mairie avec les témoins et la famille. Grosse émotion. Tout à coup, devant la mairie, vous avez tous vos proches qui viennent vous faire un coucou et qui vous embrassent. Ca fait tout bizare tout cet amour en 10 minutes. Et puis vient le moment de rentrer dans la salle du mariage. Et là, bizarement, alors qu’il n’y a que des gens que j’aime et que je suis sûre de vouloir faire ma vie avec Gros Bout, gorge serrée, zigomatiques crispés… Ca m’a bien pris 10 minutes pour retrouver mon calme. Nous nous sommes donc passé la bague au doigt le 5 mai dernier à 11.30! Et je dois dire que je trouve mon doigt bien plus beau avec ma bague et mon alliance !

Le temps s’est un peu levé pour nous permettre d’aller prendre une petite coupe de champagne chez mes parents. Y a pas à dire, l’apéro entre amis en terrasse, c’était top.

Mais quand les gens sont partis, tout s’est bien couvert et il a commencé à pleuvoir des trombes d’eau. Adieu la cérémonie dans les jardins du chateau, adieu le cocktail en extérieur… bouhhhhhh, c’était quand même la raison principale du choix de cet endroit. Mais bon,  c’est pas grave, ça faisait une semaine que je me préparais psychologiquement à avoir du mauvais temps.

A 17.30, nous avons donc fait une cérémonie d’engagement laïque. Nous avions donc passé du temps à choisir des textes qui véhiculaient nos valeurs et nos choix. Un ami d’enfance de Gros Bout nous a fait le plaisir d’être le maître de cérémonie. Nous avons lu nos voeux devant tout le monde. Encore une fois, grosse émotion au moment de rentrer au bras de mon papa, retrouver Gros Bout. Mais je me suis surprise moi même. Alors que j’avais peur de ne pas réussir à aligner un seul mot lors de la cérémonie (rapport au fait que je pleurais à chaque fois que j’y pensais avant le jour J), nous avons réussi à échanger nos voeux sans trémolos dans la voix! Et ça, c’est une vraie victoire. Et même si la cérémonie n’a pas eu lieu dans les jardins comme on l’espérait, c’était vraiment bien de montrer notre engagement devant tous nos amis et nos deux familles (et petit Bout qui a été pour une fois d’une sagesse exemplaire).

Voilà. Nous sommes mariés. Nous avons passé une journée et une soirée absolument magique, entourés des gens qu’on aime. Nous avons usé la piste de danse jusqu’à 5 heures du matin, grâce à une fine équipe de vainqueurs!

Maintenant, je suis une Maman, mais aussi une Madame. Et quand Gros Bout rentre le soir en me disant Bonjour Madame Gros Bout, ça me fait encore tout bizare (Bah oui, j’aimais bien être une Mademoiselle et j’adore mon nom de jeune fille). Je finirai juste sur une phrase que m’a dite l’une de mes meilleures amies et que je trouve déjà très juste : « tu verras, le mariage, ça change rien, mais ça change tout ».

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Premier week-end sans Petit Bout

Voilà, c’est fait. Nous avons testé l’abandon de Petit Bout. Bon, OK, je vous vois venir avec vos gros sabots. On ne l’a pas vraiment abandonné, le petit bout. On l’a laissé à mes parents…

Bah oui. On avait été invité à un petit week-end entre amis en Bretagne. Donc on s’est dit que ce serait sympa de rejoindre toutes ces personnes qu’on n’avait pas vues depuis longtemps. Et comme c’était un week-end sans enfant, on devait se résoudre à abandonner James (enfin, il n’a pas fallu nous convaincre trop longtemps non plus…)

On a fait ça dans les meilleures conditions je dois dire. Mes parents sont arrivés quelques jours avant notre départ, ce qui a permis à tout le petit monde de refaire connaissance et de se réhabituer les uns aux autres. Gros Bout et moi sommes partis le jeudi midi pour rentrer le lundi soir. 5 jours sans enfant! 5 jours sans mon petit pot de colle qui d’habitude ne me quitte que 3 heures par semaine, lorsque je le laisse à la babysitter pour mon après-midi de liberté hebdomadaire.

J’appréhendais donc un peu, même si je faisais une totale confiance à mes parents. Mais comme la plupart de mes amies m’avaient dit qu’elles avaient eu beaucoup de mal à laisser leur progéniture la première fois, même pour un week-end, je me disais que j’allais sûrement finir comme elles, la larme à l’oeil en quittant la maison. Et bien figurez-vous que pas du tout.

Nous sommes partis le coeur léger. Nous sommes arrivés en Bretagne le coeur léger. Nous avons passé un super week-end le coeur léger. Et nous sommes revenus fatigués (eh oui, 4 soirées sans enfant, dans une maison qui invite à l’apéro et aux diners prolongés, ça fatigue) mais le coeur léger. Bon, j’appelais quand même tous les soirs pour prendre des nouvelles et savoir comment la journée s’était passée. Mais sinon, j’avoue que nous avons pris un malin plaisir à être sans enfant pendant quelques jours. Oui, nous devons être des parents indignes. Mais bon, pas d’horaires, pas de « combien de temps avant le prochain biberon? », pas de « ce serait bien qu’il fasse une petite sieste », pas de « oula il faut se dépécher c’est l’heure du bain de Petit Bout »…), pas de babysitter à libérer…Et surtout la possibilité de se réveiller et de se lever parce qu’ON l’a décidé…Y a pas à dire, ce sont de vraies vacances. Et même si on a bien fait la fête et tiré un peu sur la corde, nous sommes rentrés l’esprit reposé (et le coeur léger bien sûr).

Et on l’avoue, on était déçus que Petit Bout soit déjà couché quand nous avons passé le pas de la porte de notre chez-nous. Mais après une (courte) nuit, nous étions bien content de le serrer dans nos bras. Lui en revanche, c’est limite s’il ne se demandait pas qui on était…