Suivi de grossesse en Angleterre – Planning des visites anténatales

pregnancy stages with fetus stagesAprès la prise de contact avec son généraliste pour déclarer sa grossesse et la prise de contact avec l’hôpital je voulais faire un point rapide sur les visites anténatales en Angleterre.

Voilà le planning de suivi que l’hôpital m’a proposé pour mes deux grossesses. J’imagine que c’est le même pour tout le monde, indépendamment des hôpitaux.

Semaine 8+0 – 9+6 : Booking appointement (Hôpital)
J’en ai déjà parlé, pour plus d’info, c’est par ici.

Semaine 11+0 – 13+6 :1ère échographie (Hôpital)
Je vous en parlerai en détail dans peu de temps. Mais grosso modo, l’échographie a pour but de dater votre grossesse (et donc de déterminer avec plus de précision la date d’accouchement prévue) et de dépister certaines anomalies dont les cas de trisomie. Elle permet aussi de déterminer si vous avez des chances d’avoir des complications lors de votre grossesse et donc d’accoucher prématurément.

Semaine 16 : Visite de routine à l’hôpital
– La sage-femme fera un point sur les analyses effectuées lors du Booking Appointment (vous aurez déjà reçu les résultats par la poste et aurez été contactée s’il y avait un résultat douteux).
– Elle vous expliquera également en quoi consiste l’échographie des 20 semaines.
– Examens : prise de tension, analyse d’urine.

Semaine 20+0 – 21+6 : 2ème échographie (Hôpital)
Histoire de vérifier que le bébé se développe normalement, et pour vérifier où si situe le placenta (il ne faut pas qu’il obstrue le col de l’utérus). Plus de détails très bientôt à ce sujet également.

Semaine 25 : Visite de routine chez le généraliste – 1ère grossesse uniquement
Examens : prise de tension, analyse d’urine, mesure de la hauteur utérine (symphysis-fundal height) : distance entre l’os pubien et le fond utérin, évalués par palpation manuelle. La distance est mesurée avec un mètre de couturière.
A partir du quatrième mois de grossesse, l’utérus doit mesurer environ 16 cm et prendre ensuite 4 cm par mois jusqu’au septième mois. A partir de 32 semaines d’aménorrhée (au-delà du 7e mois), il évolue de 0,5 cm par semaine jusqu’au terme. On compare donc les résultats obtenus sur la femme enceinte à la hauteur utérine moyenne.
A 4 mois : la moyenne est de 16 cm.
A 5 mois : la moyenne est de 20 cm.
A 6 mois : la moyenne est de 24 cm.
A 7 mois : la moyenne est de 28 cm.
A 8 mois : la moyenne est de 30 cm.
A 9 mois et jusqu’au terme : la moyenne est de 32-34 cm.
(source : infobebes.com)

Semaine 28 : Visite de routine à l’hôpital
– Examens : prise de tension, analyse d’urine, mesure de la hauteur utérine.
– Analyses de sang : anémie (anemia), taux de glucose (random blood glucose)
– Traitement pour les femmes qui ont un Rhésus négatif.
– Remise du certificat Mat B1 (à donner à son employeur pour les indemnités de congé maternité).
– Vous pouvez réserver vos cours d’accouchement.

Semaine 31 : Visite de routine chez le généraliste – 1ère grossesse uniquement
– Le médecin passera en revue les résultats de vos analyses faites en semaine 28.
– Examens : prise de tension, analyse d’urine, mesure de la hauteur utérine.

Semaine 34 : Visite de routine à l’hôpital
– Examens : prise de tension, analyse d’urine, mesure de la hauteur utérine.
– Analyses de sang : anémie (anemia).
– La sage femme vous donnera plus d’informations sur le travail et la naissance ; elle abordera en particulier le birth plan (projet de naissance) que vous devrez rédiger avant l’accouchement, comment reconnaître les signes de travail et comment gérer la douleur du travail et de l’accouchement.

Semaine 36 : Visite de routine chez le généraliste
– Examens : prise de tension, analyse d’urine, mesure de la hauteur utérine. Le médecin vérifiera également la position du bébé (s’est-il retourné et a-t-il la tête en bas ? est-il en position de siège ?
– Il vous donnera également des informations sur l’allaitement, la vitamine K, les tests qui seront faits sur votre enfant juste après sa naissance, et comment prendre soin de vous après la naissance.

Semaine 38 : Visite de routine à l’hôpital
– Examens : prise de tension, analyse d’urine, mesure de la hauteur utérine.
– La sage-femme vous expliquera les démarches à suivre en cas de grossesse dépassant les 40 semaines et vous donnera un rendez-vous pour votre 41ème semaine de grossesse, au cas où…

Semaine 40 : Visite de routine chez le généraliste ou à l’hôpital – 1ère grossesse uniquement
Examens : prise de tension, analyse d’urine, mesure de la hauteur utérine.

Semaine 41 : Hôpital
– Examens : prise de tension, analyse d’urine, mesure de la hauteur utérine.
– Echographie pour voir comment se porte le bébé et définir si la femme enceinte peut attendre un travail naturel.
– On peut également vous proposer un déclenchement ou un décollement de membrane, pour accélérer / démarrer le travail naturellement.

Crédit Photo : Tumblr 

Article publié sur SBG

Suivi de grossesse en Angleterre – 1er trimestre (2) – Booking Appointment

MindTheBumpJe vous racontais la dernière fois le premier rendez-vous chez le généraliste, histoire de « déclarer » sa grossesse en Angleterre et de démarrer les démarches administratives.

Maintenant que vous avez vu votre généraliste et que vous avez été référée à un hôpital pour le suivi et l’accouchement, les choses sérieuses commencent. Je vous rappelle que nous sommes en Angleterre… Re-lax.

L’étape suivante, c’est le Booking appointment, ou la prise de contact avec une Midwife (sage-femme) à l’hôpital.

Il dure une bonne heure. Au programme : récapitulation de votre passé médical, prises de sang, explication du suivi de grossesse, paperasse, questions / réponses.

Tout d’abord, on vous remet un cahier d’Antenatal Notes ou Antenatal Record. Il faut en remplir une partie soi-même. La sage-femme en remplira une autre partie le jour du booking appointment, et lors de vos rendez-vous prénataux suivants. A vous donc de répondre aux questions concernant vos données personnelles, vos origines familiales, les problèmes de santé / psychologiques auxquels vous avez pu faire face jusqu’à présent, les informations sur vos précédentes grossesses / fausses couches.

Au programme également, ces petits tests et dépistages si sympathiques :

  1. Les tests d’urine pour détecter une infection éventuelle ou des sucres qui ne devraient pas être là. Ces tests sont effectués à chaque visite, donc évitez, comme moi, d’aller faire pipi juste avant de partir à votre rendez-vous…
  2. Les analyses de sang. Elles sont beaucoup moins nombreuses qu’en France, et beaucoup moins fréquentes. Vous pouvez également y refuser ces tests si vous ne souhaitez pas les effectuer. En Angleterre, on vous propose au Booking appointment les recherches suivantes :
    1. Les plaquettes, en particulier pour mesurer le taux de fer dans le sang
    2. La confirmation de votre groupe sanguin et de votre Rhésus
    3. Une recherche d’anticorps (antibodies)
    4. Le taux de glucose dans le sang (random blood sugar)
    5. L’anémie à hématies falciformes (Sickle cell)
    6. La Thalassémie, aussi connue sous le nom de « maladie méditerranéenne » (Thalassemia)
    7. La Rubéole (German measles ou Rubella)
    8. Le SIDA (HIV)
    9. L’hépatite B (Hepatitis B)
    10. La Syphilis

J’imagine qu’ils font aussi une recherche d’hormones de grossesse, mais j’avoue que je n’ai pas vu de résultat à ce propos… A croire qu’ils nous font vraiment confiance pour faire pipi sur un bout de papier et lire les résultats d’un test de grossesse.

A noter donc que le test de la toxoplasmose n’est pas proposé ! On vous expliquera comment éviter de l’attraper, mais on ne surveillera en aucun cas cette maladie durant votre grossesse. Je m’étais jurée de faire faire le test en France après ma première grossesse… ce que je n’ai jamais fait bien évidemment. D’un autre côté, les précautions à prendre pour éviter de contracter la toxoplasmose sont assez basiques, donc ça ne me dérange pas vraiment de ne pas savoir. Et vivant en ville, il est quand même moins probable que je l’attrape.

Les résultats de vos analyses vous sont envoyés par la poste au bout d’une semaine environ. Grosso modo, l’hôpital a les résultats avant vous. S’il s’avère qu’un résultat est anormal, ils vous passent un coup de fil et vous convoquent. Dans le cas contraire, vous n’aurez aucune nouvelle et devrez attendre patiemment le facteur. Pour ma part, aucune échelle de résultat ne m’a été fournie avec mes résultats. J’ai reçu un papier plein de chiffres incompréhensibles et je suis allée voir sur internet à quoi tout cela pouvait bien correspondre, avec les taux « moyens ». Comme je n’avais pas eu de coup de fil, je savais que tout allait bien, mais quand même. Pour info, une sage-femme discute avec vous des résultats de vos analyses lors du rendez-vous prénatal des 16 semaines… Oui. 8 semaines plus tard…

Côté prévention toujours, on vous proposera différentes échographies :

–          La première, appelée dating scan (parce qu’elle permet de dater la grossesse et donc d’évaluer plus précisément la date d’accouchement), a lieu à environ 12 semaines ;

–          La deuxième, appelée anomaly scan a lieu vers 20 semaines, pour vérifier que le bébé se développe normalement ;

–          On peut éventuellement vous proposer une troisième échographie vers 34 semaines (en général en cas de placenta mal placé ou d’inquiétudes quant au développement du bébé).

Vous avez la possibilité de les refuser, avec les tests de dépistage qui vont de paire (trisomie, développements anormaux…).

Vous devez donc signer quelques papiers histoire de montrer que vous avez bien compris à quoi servent les différents tests et que vous êtes d’accord pour les faire.

Voilà en gros en quoi consiste le Booking Appointment. Comme c’est le premier « vrai » rendez-vous, n’hésitez pas à venir avec une liste de toutes les questions que vous pouvez vous poser concernant votre grossesse et vos inquiétudes. On a beau se dire qu’on pensera bien à tout demander, on oublie toujours quelque chose. Donc autant se faire une petite liste !

Prochain épisode : le planning de suivi

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Le suivi de grossesse en Angleterre – 1er trimestre (1)

MindTheBumpComme Tout Petit Bout est en route et que je vais accoucher une fois de plus dans le public en Angleterre, je me disais que j’allais vous en dire un peu plus sur le suivi de grossesse ici.

Pour le moment je suis en enceinte de 13 semaines et j’arrive donc à la fin du premier trimestre de grossesse.

En Angleterre, le suivi est beaucoup plus relax qu’en France d’après ce que j’ai pu constater avec ma précédente grossesse il y a deux ans (suivie en Angleterre également) et ce qu’ont pu me dire mes amies qui ont été suivies en France.

Quelle est la marche à suivre ici en Angleterre et comment ça se passe ?

Grosso modo, une fois qu’on a fait un test de grossesse et que celui-ci s’avère positif, il faut prendre rendez-vous avec son GP (l’équivalent du généraliste français).

Les rendez-vous chez le GP sont assez minutés, même si ce n’est marqué nulle part. En général, on a 15 minutes pour parler de ce qui nous amène, être ausculté (si besoin est), et récupérer son ordonnance (si besoin est également, bien évidemment). Quand on le sait, ce n’est pas un souci. Sinon, on risque d’être un peu dérouté, car on a quand on attend un enfant on a quand même envie de s’étendre un peu sur le sujet et de poser un milliard de questions, en particulier pour une première grossesse.

J’ai donc pris RDV chez mon GP quand 2 tests de grossesse m’ont confirmé que nous attendions une heureuse nouvelle. Quelques jours plus tard, je me rends donc au cabinet et une généraliste que je n’ai jamais vue auparavant me reçoit (celle que je vois habituellement est en vacances, et comme je n’ai pas vraiment envie d’attendre une ou deux semaines, j’ai pris ce qu’il y avait). Je vous résume le rendez-vous :

Moi : « Bonjour, je viens pour une bonne nouvelle, j’ai appris la semaine dernière que j’étais enceinte »

Elle : « Très bien. C’était voulu ? »

Moi : (Je viens de te dire que c’était une bonne nouvelle, donc a priori, c’est que c’était voulu quand même). « Oui, oui, nous sommes ravis avec mon mari ».

Elle : « Bien ! Vous avez fait un test de grossesse ? »

Moi : (non, non, j’ai juste l’impression que je pourrais être enceinte donc je viens vous voir) « oui, j’en ai même fait deux : tous les deux positifs. »

Elle: « Parfait, toutes mes félicitations, je vous réfère donc à l’hôpital Truc pour l’accouchement et le suivi », ils vous contacteront pour le Booking appointment (le Premier RDV avec toutes les questions médicales et les tests sanguins). Je vous donne votre Pregnancy Pack (Pack d’information sur la grossesse), ça devrait répondre à toutes les questions que vous pourriez avoir. Il y a également un petit papier à remplir et à renvoyer pour votre maternity exemption certificate. Et puis c’est votre deuxième grossesse et tout s’est bien passé la dernière fois, donc il n’y a pas de raison que ça se passe autrement cette fois ci ! Mais si vous avez le moindre doute, n’hésitez pas à nous appeler et à prendre rendez-vous ! »

Moi : (vous me croyez sur parole alors, on ne vérifie pas que je suis bien enceinte hein….pas de prise de sang juste au cas où je ne saurais pas faire pipi correctement sur un bout de papier et vérifier compter le nombre de lignes de couleurs dans la petite fenêtre…) « Parfait ! »

En ressortant, je jette un petit coup d’œil au Pregnancy Pack que le docteur m’a donné. Un petit bouquin qui explique le déroulement de la grossesse et les étapes majeures du suivi, les aliments à éviter, les choses à faire / ne pas faire quand on est enceinte.

Je trouve également le papier à renvoyer pour obtenir mon maternity exemption certificate. A faire absolument, ça permet de ne pas payer les médicaments ni le dentiste jusqu’au premier anniversaire de l’enfant. Facile à remplir sauf une case… Date prévue d’accouchement…hmmmmm…la généraliste a complètement oublié de me  donner ma date prévue d’accouchement, bien qu’elle m’ait demandé la date de mes dernières règles… Je suis tout aussi fautive, je n’ai même pas demandé… Déjà une mère indigne… Mais maintenant que je me suis rendu compte de l’oubli, il faut que je sache ! Je passe donc au secrétariat. La gentille réceptionniste passe un coup de fil au médecin, et hop, c’est bon, j’ai ma date pour mi-août.

En Angleterre, on calcule la date d’accouchement un peu différemment : on prend le jour des dernières règles et on rajoute 40 semaines. On ne parle jamais de semaine d’aménorrhée, ni de semaine de grossesse. Il n’y a qu’un seul type de semaine, c’est bien plus simple a mon goût !

Toutefois, le calcul du terme pouvant être faux en raison de la longueur du cycle et de la période d’ovulation de la femme, la première échographie, appelée d’ailleurs dating scan, permet de donner une date prévue d’accouchement beaucoup plus fiable, en fonction de la taille du fœtus (tous les fœtus se développent exactement de la même manière durant les premières semaines).

Voilà donc pour le premier rendez-vous de suivi. Il peut être un peu déroutant, car très rapide, et ne donnant lieu à aucune vérification / auscultation. Il faut donc patienter véritablement jusqu’à la première écho pour voir que tout va bien, ce qui peut paraître atrocement long.

Je voulais également recommander un site très bien fait qui m’avait bien aidé lors de ma première grossesse et auquel je me réfère toujours d’ailleurs. Il s’agit de Babycentre . Une mine d’information pour les futures mamans. Le site propose même de recevoir chaque semaine une newsletter pour en savoir plus sur le développement du bébé et les changements survenant dans le corps de la femme enceinte. Il existe également une version française, mais comme le calcul du terme est différent entre les deux pays, je préfère le site anglais.

Prochain épisode : le Booking appointment.

Nounou, checked

Youhou!!!!! J’ai trouvé ma nounou!!!!!

Après maintes visites de crèches et de childminders, j’ai enfin trouvé une Nounou qui me convenait (et qui convenait parfaitement à Petit Bout).

Pour trouver une nannie à Londres, voilà comment faire (je me dis que ça peut toujours servir à quelqu’un, donc je raconte rapidement. Si vous savez pas trop comment vous y prendre, n’hésitez pas à me contacter par mail, je me ferai un plaisir de vous aider). Tout d’abord, il faut savoir si vous voulez une Nannie registered ou non. Grosso modo, les Nounou registered chez Ofsted (l’équivalent de la DASS) accueillent les enfants chez elles (jusqu’à 3 en général, selon l’âge des enfants), sont diplômées et font des formations régulières, ont également une formation de premiers secours et sont contrôlées régulièrement par Ofsted (qui évalue leur comportement avec les enfants et la façon de les éveiller). Elles prennent aussi les Childcare Vouchers, ce qui est un avantage non négligeable. Pour trouver ces Nounou, il suffit de demander la liste à votre Bourough (faisable par mail pour Westminster).

Si ça ne vous fait ni chaud ni froid que votre Nounou soit registered, il y a des petites annonces partout. Pour des Nannies françaises, le plus simple, c’est de regarder dans Ici Londres. Après, il y a aussi toutes sortes d’agence qui s’occupent de placer des Nannies (attention, les frais d’agence peuvent coûter trèèèèèss cher : en général un mois de salaire).

Personnellement, j’ai choisi une Nounou registered. J’en ai rencontré 5 ou 6. Elles étaient toutes très sympa, et avaient l’air bien avec les enfants. J’ai écarté entre autre l’Ecossaise de 65 ans (Je doute qu’à 65ans, on aie la même pêche qu’à 40, et les enfants qui étaient avec elle étaient d’un calme olympien…ils avaient pas l’air hyper épanouis). J’ai écarté aussi celle qui parle Espagnol aux enfants parce que son accent Anglais n’est pas terrible (pas pratique d’avoir un enfant qui me parle Espagnol le soir alors que je ne connais pas la langue). Une seule des childminders que j’avais rencontrée m’avait vraiment tapée dans l’oeil. Quand je l’ai rencontrée, je suis tombée sur une jeune femme sympathique, mère de 4 enfants, Suédoise (avec un Anglais impécable, ce qui était un de mes critères principaux), dynamique, posée, drôle, gentille. Bref, j’étais sous le charme. En rentrant de vacances, c’est donc elle que j’ai choisie. Et depuis 3 semaines, Petit Bout va chez elles deux demi-journées par semaine. Elle l’emmène faire de la balancoire et du tobogan, dans les drops-in (où il rencontre plein d’autres enfants), au zoo, à la bibliothèque. Elle chante des chansons. Il fait de la peinture. Et avec lui, il a une ou deux(selon les jours)  petites filles d’environ 2 ans, dont une française. Bref. Je suis hyper contente. Et quand je vais le chercher, il a la banane. Limite il n’a pas envie de partir (oui, parfois je suis un peu véxée quand même).

J’avais longuement hésité avec la crèche. Les crèches en Angleterre, c’est un peu comme en France. Faut s’y prendre tôt…Rien que pour avoir un RDV pour visiter l’endroit, ça peut prendre jusqu’à un mois. Bref. J’en ai visité 7. Les 7 plus proches de la maison, soit dans un rayon de 15 à 25 minutes à pieds de la maison. 25 minutes à pied, ça commence quand même à faire beaucoup, surtout l’hiver, quand il fait froid et qu’il pleut (oui à Londres, l’hiver c’est pas fun). Donc j’ai éliminé les trois plus loin. Après, y a celles qu’on n’aime pas (parce que c’est pas propre propre, parce que rentrer avec une poussette dans l’enceinte de la crèche est un véritable challenge, parce que l’espace extérieur fait 4m² pour 20 enfants, parce que ça ferme à 16.30, parce qu’il faut amener les repas des enfants…). Bref, j’en étais arrivée à une short list de… 1 crèche. A laquelle j’ai une place… que je vais refuser.

En fait, je me dis que la Nounou, c’est quand même bien. Il reste dans un cadre « familial », dans une maison, avec une seule personne qui s’occupe de lui. Il se sociabilise quand même puisqu’il est toujours avec un ou deux autres enfants. Comme les deux autres petites filles sont plus agées, ça le tire vers le hautet lui donne envie de faire des choses qu’il ne sait pas encore faire. Et tous les matins, on l’emmène dans différents drop-ins, où il rencontre plein d’autres enfants. C’est un peu un mix entre une Nounou et une crèche finalement.

Donc voilà. A partir de mi-Novembre, Monsieur sera chez la Nounou, full time. Aujourd’hui, je laisse Petit Bout une journée entière. Quand je l’ai déposé, ils allaient au zoo. Ce sera la première fois pour lui. Et moi, c’est la première fois que je le laisse toute une journée. Ca m’a fait bizarre.

Escapade à New Forest

C’est toujours pareil. Quand les vacances sont finies, on a qu’une envie, c’est de repartir. Mais parfois, un petit week-end, c’est aussi sympa, c’est dépaysant, et procure le break dont on peut avoir besoin.

L’année dernier, en bons babymooners que nous étions, nous avions pris quelques jours de vacances avant l’arrivée du petit poussin. Comme je ne pouvais pas vraiment aller trop loin, nous avions abandonné l’idée des Cornouailles et d’Edimbourg et nous nous étions rabattus sur New Forest.

New Forest, c’est à une heure et demi de voiture au Sud-Ouest de Londres. Nous y avons passé 2 jours, dans un hotel spa bien sympathique, le New Park Manor Hotel and Spa.

Au menu, ballades dans la forêt et rencontre avec poneys sauvages, biches et cochons moins sauvages,

ballade au bord de la mer (30 minutes de route de notre hôtel),

bonne bouffe,

et relaxation.

Un très bon break de deux jours. Parfait pour décompresser et se ressourcer. Je sens qu’on va remettre ça à bientôt!

D-day

Comme je le disais précédemment, j’avais décidé d’accoucher en Angleterre. Je ne pouvais me résoudre à rentrer en France un mois avant le D-day et à rentrer à la maison 3 semaines après, le temps de faire faire le passeport de Petit Bout. Et puis tout simplement, avec Gros Bout, on avait envie de partager les premiers moments avec notre nouveau né rien que tous les deux. Tant et si bien que nous avions demandé à nos familles de ne pas venir la première semaine après la naissance (je crois qu’ils ont eu du mal à rester en place).

Bref, revenons-en à l’accouchement à Londres. Tout d’abord, fait assez rare, Petit Bout est né le jour où il était censé arriver…Nous pensions qu’il aurait une à deux semaines de retard (allons savoir pourquoi) mais pas du tout. Monsieur a été ponctuel (tout comme sa maman…).

Vers 10.00 le dimanche, j’ai commencé à avoir quelques douleurs dans le dos. Je ne me suis pas posé plus de questions que ça, je me suis dit que c’était certainement le poids du bébé qui commençait à traumatiser un peu mes reins.

Donc nous passons notre dimanche comme si de rien n’était. Nous allons faire un tour chez Homebase pour aller acheter un câble et un cadenas pour attacher le châssis de la poussette dans le hall de l’entrée. C’est là que j’ai compris que mes douleurs dans les reins devaient être des contractions. Elles étaient déjà assez fortes et je devais parfois m’agenouiller dans les allées du magasin…les gens me regardaient un peu de travers, même si je faisais tout pour laisser à penser que j’étais passionnée par les scies en bas du rayon.

Nous sommes rentrés à la maison vers 15.00, avec un bon MacDo à déguster devant la télé (on ne mange que très rarement Mac Do, mais j’avais une faim de loup et aucune envie / patience de faire la cuisine). Les contractions se faisaient de plus en plus fortes et de plus en plus rapprochées. Je n’ai donc regardé que d’un oeil le DVD que Gros Bout m’avait mis pour me changer les idées.

J’en ai également profité pour essayer une TENS machine que j’avais louée (sorte de sport elec qui délivre des décharges électriques dans le bas du dos pour vous soulager de la douleur des contractions). Beaucoup de gens m’en avaient dit du bien et j’avais donc tenté le coup. Bon, pour moi,ça n’a pas été utile du tout. Les petites décharges m’énervaient plutôt qu’autre chose et ne me soulageaient pas du tout. Mais apparemment, c’est parce que je ne l’ai pas utilisé assez tôt.

Comme je n’avais pas perdu les eaux, Gros Bout m’a fait couler un bain bien chaud et mis une bougie d’aromathérapie que nous avions achetée dans un spa. Pour le coup, ça m’a bien soulagé et nous a fait passer le temps plus vite.

Sortie de l’eau, Gros Bout appelle l’hôpital. Comme je n’ai pas perdu les eaux et que tout va bien apparemment, nous ne devons venir que quand j’aurai 3 contractions toutes les 10 minutes. Nous prenons donc notre mon mal en patience, Gros Bout équipé de son chronomètre. Evidemment, nos familles nous appellent, comme si elles avaient senti quelque chose…ou tout simplement parce qu’on est dimanche, et qu’en général, c’est le dimanche qu’on s’appelle. Nous mentons effrontément : « tout va bien », « rien de spécial », « on vous laisse parce qu’on doit partir, on a rendez-vous avec des amis »…

Il est aux environs de 19.30 quand nous nous décidons à partir. On rassemble valise (elle est prête depuis la veille, suite à la petite séance à l’hôpital du vendredi soir, qui nous  a fait réaliser que Petit Bout allait peut-être arriver à l’heure) et siège voiture.  Je m’enroule tant bien que mal dans mon manteau et mon écharpe; il fait un froid de gueux cet hiver et ce n’est pas le moment d’attraper froid.

Gros Bout trouve un Taxi en même pas 10 minutes (l’avantage à Londres, c’est qu’on trouve toujours des black cab rapidement). Je monte avant qu’ il ne remarque mon « état ». Autant vous dire qu’il n’avait plus vraiment envie de nous prendre une fois qu’il a réalisé. Peine perdue, nous sommes assis à l’intérieur et l’hôpital n’est qu’à 5-10 minutes de route. Je me comporte sereinement : pas de cris, pas un mot, malgré la douleur.

Arrivés à l’hôpital, nous avons le choix entre le Birth Center et le Labour Ward. Et oui, en Angleterre, ils ont une approche de l’accouchement un peu différente. Vous pouvez accoucher :

– chez vous avec une sage femme si votre grossesse le permet (chose que j’ai proscrite d’entrée de jeu)

– au Birth Center (en général, les chambres sont des pièces assez sympa, avec canapé, swiss ball, et pour certaines, piscine (pour avoir la possibilité d’accoucher dans l’eau bien sûr, pas pour faire des longueurs)). Là, vous avez droit à tous les anesthésiants sauf à la péridurale

– au Labour Ward (si vous voulez une péridurale). Les chambres sont beaucoup plus médicalisées et vous êtes reliées à un moniteur.

Je n’étais pas encore vraiment décidée entre le  center et le Labour Ward. L’option Birth Center me plaisait bien avec l’accouchement en piscine, mais j’avais peur de la douleur. La péridurale me tentait bien pour l’aspect sans douleur, mais j’avais une peur bleue de l’aiguille. Finalement, nous nous sommes dirigés vers le Birth Center. Au pire, on peut toujours changer d’avis et aller au Labour Ward si la douleur devient vraiment insupportable.

Notre sage femme nous emmène dans notre « chambre » entre deux contractions et m’ausculte (première auscultation depuis 9 mois tout de même). « Fantastic ! 9 cm! » Ah oui quand même…effectivement, la péridurale va être un peu superflue…Nous restons donc au Birth Center. La péridurale ne sera pas pour cette fois. Je suis contente, je me dis que c’est bientôt fini et que nous allons bientôt voir notre Petit Bout.

La sage femme fait couler l’eau et je me plonge dans le « bain » avec bonheur. Que c’est agréable de ne plus sentir le poids du bébé et de pouvoir bouger sans encombre. Vient le moment de pousser. Je ne sais  pourquoi, je travaille contre les contractions et ne pousse pas bien, voire je me retiens de pousser. En fait je pense que j’ai peur d’avoir mal, tout simplement. Au bout de quelques temps, la sage femme commence à trouver que tout ça est un peu long. Elle me fait donc sortir de la baignoire et me fait asseoir sur un tabouret. Gros Bout est derrière moi pour me tenir le dos. Moi qui ne voulait pas qu’il voie trop de chose, c’est raté.

En quelques minutes (je crois), le tour est joué. La sage femme me pose Petit Bout sur le ventre à 23h09. Que d’émotions! 52cm pour 2.9kg. La sage femme ausculte Petit Bout, tout va bien. Une fois propres, nous nous rendons tous les 3 dans la chambre pour passer notre première nuit. Petit Bout hurlera la majeure partie de la nuit, heureusement, Gros Bout le gardera bien au chaud, un doigt dans la bouche pour qu’il dorme un peu, et que je puisse reprendre des forces.

Après une ultime auscultation de Petit Bout, nous rentrons chez nous vers midi, tous les trois, pour la première fois. Fatigués, contents, et, il faut le dire, espérant que nous allons savoir nous occuper correctement de Petit Bout, qui n’a même pas encore un jour.

Photo : Newborn, By: Goldmund Lukic, Collection: Vetta

Neuf mois

Je me suis tout simplement rendu compte récemment que comme Petit Bout avait été « légèrement » difficile pendant les premiers mois de sa courte vie, et bien j’étais passée sur beaucoup de choses concernant ma grossesse, la venue au monde de Petit Bout et nos premiers mois ensemble.

Je commence à avoir l’esprit (et les mains) un peu plus libres donc je me suis dit que j’allais prendre le temps de revenir un peu sur tout ça.

Je vais commencer par la grossesse. Car finalement, c’est là que tout a commencé. Petit guide d’une grossesse à Londres.

Lorsque nous avons appris que j’étais enceinte, nous étions fous de joie avec Gros Bout. Ce n’était pas du tout prévu, mais ça tombait à pic. Donc quand, après quelques jours de retard, nous avons vu le trait se dessiner sur le test de grossesse, nous étions aux anges.

J’ai donc appelé mon généraliste tout de suite pour prendre rendez-vous avec elle la semaine suivante. Première surprise. En Angleterre, on ne fait même pas de prise de sang pour confirmer la grossesse. Voire, on vous croit sur parole quand vous dites que vous avez fait un test de grossesse et qu’il est positif. En gros, tu lis mal le test / le test est faux, aux yeux de la médecine anglaise, tu es enceinte. Soit. A l’issue de mon rendez-vous qui a dû durer 10 minutes, j’avais donc ma date d’acouchement, mon hôpital et mes livres sur la grossesse (qui d’ailleurs ne sont pas très pratiques à cacher dans un sac à main lorsqu’on retourne bosser après…j’ai donc du faire un détour par Zara pour avoir un sac assez grand et opaque pour pouvoir camoufler tout ça…bonne excuse, héhéhé). Voilà. Plus qu’à attendre que mon hôpital me contacte pour le premier rendez-vous de la 10ème semaine (en Angleterre, la grossesse dure 40 semaines, pas 38). Eh bien laissez moi vous dire que l’attente est longue.

Et pour pas grand chose en plus. Parce que le rendez-vous de la 10ème semaine, c’est surtout pour vous remettre votre livre de route (qui contient tous les examens et commentaires du généraliste et des sages-femmes), vous faire une batterie de tests sanguins (je n’ai jamais eu un bleu aussi gros à l’intérieur du coude. Une vraie boucherie. Et impossible à cacher dans un sac Zara…), faire votre historique médical, vous faire un topo sur les choses à ne pas faire pendant la grossesse. En gros : Arrêter le tabac, limiter l’ alcool (Et oui, en Angleterre, on ne vous dit pas d’arrêter l’alcool. On vous dit de vous limiter. Et pour eux, la limite c’est 1 à 2 verres de vin, 1 à 2 ffois par semaine…euh, moi je trouve que c’est déjà une bonne consommation pour quelqu’un qui est pas censé picoler…mais bon, je dis ça, je dis rien), arrêter la viande / poissons crus, bien nettoyer les fruits et légumes, stop au fromages au lait non pasteurisé (comme ils ne font pas le test de la toxo ici, et ben voilà, interdit. Adieu sashimis, tartares et camemberts coulants!).

Bref, ce qu’on attend vraiment c’est la première écho. Et oui, c’est là que tout commence vraiment et qu’on prend conscience de tout. En tous cas, pour nous, ça a été un moment vraiment incroyable. Stressant parce que j’avais l’angoisse d’avoir perdu le bébé entre temps (je n’avais plus aucun symptôme de grossesse les derniers temps), mais dès qu’on a entendu son petit coeur battre, ça a été magique.

Bref, à partir de là, tout prend un sens et tout s’enchaine. Personnellement, j’ai été très contente de vivre ma grossesse à Londres. Tout est relax. En plus, je ne me voyais pas faire des aller-retours entre Paris et Londres pour le suivi, et partir un mois avant la date prévue d’acouchement pour pouvoir être à l’hôpital en temps et en heure. Sachant qu’après la naissance, il faut attendre à peu près trois semaines pour pouvoir avoir un passeport pour Petit Bout et le rapatrier chez nous. Non, vraiment, tout ça, ça ne me tentait pas. Et comme de toutes façons, tout se passait bien, j’étais plutôt détendue.

En revanche, si on est hypocondriaque,  je ne conseille à personne de se faire suivre dans le système public anglais. Pourquoi?

Déjà parce que je ne me suis pas faite ausculter une seule fois en 9 mois. On vous pèse, on vous mesure le ventre, on vous fait des échos (2 pour les grossesse normales, beaucoup plus pour les grossesses multiples ou à risque), on analyse votre sang, mais ça ne va pas plus loin si tout va bien pour vous.

Ensuite parce que vous n’avez pas de gyneco / obstétricien attitré (sauf si vous acouchez dans le privé). Ici; le suivi est partagé entre le généraliste et les sages-femmes à l’hôpital (je dis les sages-femmes parce que je crois que je n’ai jamais vu la même pendant tout le suivi, qui s’avère être assez régulier).

Bref. Tout ça pour dire que j’ai eu la chance d’avoir une grossesse en or : pas vraiment de nausées, prise de poids correcte, pas d’inquiétudes particulières; les seuls problèmes que j’ai eu, c’est les gencives qui saignent (y a pire), la perte de sommeil à partir du 5ème mois (pas génial quand on sait ce qui nous attend après) et de vives douleurs aux aducteurs (ça en revanche, ça fait extrèmement mal et c’est très handicapant). J’ai donc particulièrement aimé la vivre à Londres, mais je comprends qu’on puisse trouver ça un peu léger comme suivi et donc un peu inquiétant.

Et puis un jour avant d’acoucher, je nous ai fait une petite panique. Ca faisait un bon moment que je n’avais pas senti Petit Bout bouger…donc histoire d’être sûrs, nous sommes allés à l’hôpital. Ils nous ont pris tout de suite. Hop, hop, hop, en deux temps trois mouvement, j’étais reliée au système de Monitoring. Ca a duré 6 heures, histoire que les médecins soient 100% sûrs que tout allait bien (j’étais à deux doigts d’être déclenchée quand même). Donc après 6 heures,  je suis rentrée chez moi, rassurée sur le système anglais et sur la compétence des médecins et leur compétence à agir vite si besoin est. Et puis des milliers de bébés naissent chaque année en Angleterre, ce n’est pas non plus un pays du tiers-monde! C’est juste une mentalité différente, qui, dans mon cas particulier, m’a très bien convenue.

Crédit photo : Seraphine

La ‘Médecine’ Anglaise

En Angleterre, le système médical est un peu différent du système français.

Grosso modo, la première chose à faire est de s’inscrire chez un GP (généraliste). Celui-ci est sectorisé donc il doit forcément être à moins d’un quart d’heure à pieds de chez vous. Ce qui se tient… Quand on est malade, on ne veut pas non plus faire un marathon pour aller se faire ausculter.

L’avantage du GP, c’est que c’est gratuit. Même pas besoin d’avancer un centime, tout est pris en charge par la NHS (l’équivalent de la Sécu). En revanche, la gratuité ne fait pas tout. Parce que soyons honnête, la qualité du service laisse un peu à désirer. Cette affiche dans la salle d’attente de mon GP m’avait faite tiquer à l’époque.

En gros, si vous avez la grippe, ne venez pas, rester chez vous et reposez-vous. Vous pouvez aussi faire un auto diagnostique sur le site de la NHS…mouaif.

Bref, les anglais ne sont pas fans de la sur-médication, et on ne peut pas leur donner tort. Je pense qu’en France, des centaines de milliers d’euros pourraient être économisés sur le budget de la sécu. Mais ne targiversons pas ici. Les Anglais n’ont donc pas tout à fait tort, puisque pour un rhume ou une grippe, souvent, la seule chose à faire c’est de prendre de l’aspirine, du pschitt pour le nez et de se reposer.

Mais quand on est vraiment malade, on a envie d’être soignés. Et parfois, les résultats ne sont pas au rendez-vous et vous pouvez finir aux urgences.

Le problème surtout, c’est pour les bébés. Vous ne pouvez pas avoir accès directement à un pédiatre dans le système public. Pour avoir accès à un pédiatre, il faut faire examiner votre petit bout par votre GP. S’il considère que le problème ne relève pas de sa compétence, il vous réfère à un pédiatre. C »est comme ça que j’ai dû me rendre 5 fois chez le GP quand Petit Bout était tout petit, avant qu’ils ne m’envoient chez un pédiatre pour comprendre pourquoi Monsieur pleurait tout le temps. Peine perdue, j’avais perdu patience et pris rendez-vous chez un Pédiatre en France…Mais pour les urgences, le pédiatre en France, c’est pas l’idéal.

Il y a quelques semaines, j’ai retenté l’expérience Anglaise car Petit Bout avait un début de gastro (selon moi). Le GP m’a reçue tout de suite, mais la seule chose qu’il a pu me dire, c’est que Petit Bout n’était « pas vraiment bien, mais pas vraiment mal non plus ». Donc de lui donner bien à boire pour ne pas qu’il se déshydrate, et de revenir dans 5 jours si ça n’allait pas mieux….5 jours…pour un bébé de 5 mois…ça me paraissait long quand même.

Evidemment, quelques jours plus tard, rien n’allait mieux (forcément, l’eau, ce n’est pas connu pour soigner une gastro). Monsieur avait en plus les fesses dans un état proche de celles d’un enfant qui aurait fait du tobogan sur une rape, et il ne dormait plus la nuit (nous non plus). Nous sommes donc allés consulter au Medicare Français : le temple des médecins Français. Bref, bien car Français, mais privé, et donc cher (96£ la consultations s’il vous plait Mesdames et Messieurs). Mais je dois dire que la pédiatre qui nous a reçus a bien pris le temps d’ausculter Petit Bout et nous a prescrit les médicaments qui lui ont permis de le debarrasser de sa Gastro. Sachez en plus que le Medicare Français abrite également une Pharmacie Française (avec donc des médicaments Français). Seul problème, vous ne pouvez y avoir accès que si vous avez une ordonnance du Medicare. Pas fous les loulous.

Enfin voilà. Tout ça pour dire que le système médical Anglais, c’est bien quand on n’est pas vraiment malade, ni vraiment pressé. Mais sinon, pour les choses graves ou touchant aux enfants, moi, je vous conseille quand même vivement d’aller voir un pédiatre / gynéco (oui, même combat pour les gyneco…le frottis, c’est chez le généraliste…) / ostéo directement dans le privé (Medicare ou autre) ou de rentrer en France!

Envoyez la purée

L’expérience purées / compotes a commencé le week-end dernier pour Petit Bout. Premier stade donc à base de purée de pommes de terre / carrottes le matin et de compote de pommes / poires l’après-midi.

Monsieur s’est plutôt bien comporté. Certes, il a été un peu surpris au départ par les nouvelles textures, mais au delà de ça, aucun souci majeur, et surtout, pas de « prfffffff » de sa part, tant redouté par Gros Bout et moi. (Gros Bout avait d’ailleurs prévu le coup et s’était mis torse nu). Oui parce que notre petit bout, il aime bien faire des ‘prffffff’.

Bon, d’un autre côté, je crois que notre petit bout est un petit glouton et qu’il ne se risquerait pas à gâcher de la nourriture. Certes, il s’en met un peu partout malgré le fait qu’il ouvre bien grand la bouche pour attraper ce qu’il peut dans la cuiller. Mais bon. Je n’ai plus qu’à trouver un bon détachant. Car bien évidemment, le burp-carotte est bien moins camoufable que le burp-lait.

En revanche, le petit bout a tendance à préférer les petits pots à mes purées maison faites avec amour. Grâce à mon cuiseur vapeur / mixer gentiment offert par une de mes collègues, rien de plus facile que de préparer purées et compotes. Le plus long c’est d’éplucher les légumes. Après, on coupe en dés, on met dans le bol, on appuie sur le bouton, ça cuit. Quand ça sonne on appuie sur un autre bouton et hop hop hop, ça mixe. Dommage que le bol soit un peu petit, on se ferait bien des petites purées maison le soir (avec sel, beurre et huile d’olive pour nous quand même, faut pas non plus pousser mémé).

Bref, malgré la performance du cuiseur / mixer, le Petit Bout préfère les purées et compotes très lisses (façon petits pots, quoi). Car il repousse avec une dextérité étonnante pour un débutant tout grumeau. J’ai trouvé la parade : ajouter beaucoup d’eau à la purée pendant le mixage (le CAP cuisine n’est pas loin). J’ai donc bon espoir de lui faire préférer mes petits plats aux petits pots. De toutes façons, si Petit Bout veut un peu de diversité, il n’aura pas vraiment le choix, vu la variété plus que restreinte des petits pots dans le commerce ici en Angleterre.

Légumes autorisés pour le moment : pommes de terre, haricots verts, épinards, carottes, blancs de poireaux. Nombre de petits pots dans le commerce respectant ces critères en Angleterre : 1, le pommes de terre-carottes. Et oui, c’est pas la panacée. Allons savoir pourquoi, les Anglais prennent un malin plaisir à ajouter des pates, riz, crumble, custard ou autres aliments ‘interdits’ pour les petits…

Fruits autorisés pour le moment : pommes, poires, coings, bananes, pruneaux. Nombre de petits pots dans le commerce respectant ces critères en Angleterre : 2, le pommes-poires et le pommes-bananes. Et oui, c’est toujours pas ça. Mais vu que le coing n’est pas le fruit le plus facile à trouver ici (je ne sais même pas comment on dit coing en Anglais d’ailleurs…), on va dire que ça reste correct.

Donc histoire d’éduquer un minimum ses papilles, Petit Bout aura droit aux petits pots ET aux purées maison, que ça lui plaise ou non. Et puis, je trouve ça bien de savoir ce qu’il y a dans ce qu’il mange. Il mangera bien assez de cochonneries plus tard.

The Breastfeeding Conspiracy

En Angleterre, le breastfeeding (allaitement), c’est un peu l’étape obligée si vous voulez faire partie du clan des ‘bonnes mamans’. Si vous n’allaitez pas votre enfant, on vous fait vite comprendre que vous êtes une mauvaise mère ou que vous n’êtes pas normale.

Ici donc, on vous recommande prone donc l’allaitement pendant au moins 6 mois, voire 2 ans, en complément d’une alimentation solide. Tout cela est bien évidemment soutenu par toutes sortes d’organisations, allant du National Child Trust à l’Unicef, à renfort de multiples leaflets en tous genres. On vous martèle donc le crâne pendant la grossesse, à la maternité et après l’accouchement pendant les rendez-vous avec les sage-femmes, les health visitors et le généraliste.

En sortant de la maternité, nous avons osé poser la question interdite:

Nous : ‘Et si on n’arrive pas à allaiter, quel lait faut-il prendre, et combien faut-il en donner?’

La sage-femme (avec un regard incrédule) : ‘Mais enfin Messieurs Dames, il n’y a pas de raison que vous ne puissiez pas allaiter!’ (surtout Monsieur). ‘Tout se passera très bien! Bon retour chez vous!’

Nous voilà donc bien avancés…

On ne va pas se mentir, au début, allaiter, ça peut être un peu fastidieux. Il faut trouver la bonne position, il faut que le bébé apprenne à téter, et surtout, il faut avoir une paire de tétons de rechange. Parce que même si ‘ça ne fait pas mal’ (d’après les sage-femmes toujours), et bien les deux premiers jours, c’est un peu comme si on vous passait une râpe à gruyère sur les tétons…Mais heureusement, après ces premiers désagréments, tout revient à la normale. Et si vous avez un doute vous pouvez toujours appeler le Breast Feeding Support à la rescousse, qui vous envoie une sage-femme à domicile dans la journée pour vous ré-expliquer un peu les techniques et vous guider en live pendant la tétée (gratuitement qui plus est). Si c’est pas du service ça…

Bref, l’allaitement parait donc être la solution idéale. C’est bon pour la santé de bébé (plein d’anticorps) et de maman (réduit le risque de cancer des ovaires et du sein), c’est bon pour la ligne (permet de brûler 500 calories quotidiennes, mieux qu’un cours d’aérobic), c’est économique (pas besoin d’acheter du lait et de dilapider l’aide de l’état hebdomadaire) et c’est pratique (pas de biberon, pas de stérilisateur, c’est prêt instantanément…on se transforme en véritable station-service).

C’est tellement bien qu’en Angleterre, vous avez même des restaurants et des cafés Brestfeeding friendly…c’est marqué sur la porte.

Toutefois, vient un moment où on a envie de passer à autre chose. Quand monsieur met une heure à être repu bras ballants, quand vous en avez assez d’être pleine de lait parce que Monsieur boit trop vitre et vous recrache tout dessus en mangeant, quand Monsieur prend un malin plaisir à vous mordre le téton (les gencives, ça peut paraitre inofensif, mais en fait, c’est une arme), quand vous voulez boire plus d’un verre de bon vin pendant une soirée, quand vous vous dites que vous en avez assez de faire prendre l’air à vos seins toutes les 3 heures. C’est à ce moment selon moi qu’il faut passer au lait en boîte. Cependant, aucune véritable information ici sur quoi acheter, combien donner et à quelle fréquence.

Allez, on est fou, on prend des risques, on passe au lait en boîte cette semaine. On espère que personne ne nous dénoncera aux agents secrets du Breast Feeding Support…