Voyage Voyage

Je suis allée passer une petite semaine à Lyon chez mes parents, histoire de me requinquer. Pour aller là-bas, j’avais le choix entre le train (Londres-Lille Lille-Lyon avec changement dans une gare hostile l’hiver avec tous ces courants d’air) et l’avion (avec toutes les contraintes que ça implique : enregistrement, sécurité, embarquement …).

J’ai fini par choisir l’avion. Pour l’aller, aucun souci. Arrivée bien en avance à Heathrow, hôtesse charmante à la dépose des bagages, possibilité de garder ma poussette jusqu’à la porte de l’avion (royal), possibilité de garder le siège voiture en cabine (parfait), accès au lounge (bonheur)…bref, un rêve. Petit Bout dort de la porte de la maison à la porte de l’avion.

Pour le retour en revanche, c’était une autre histoire. A Lyon apparemment, ça ne se passe pas comme ça. Pas droit à la poussette jusqu’à la porte de l’avion. Et ça, laissez-moi vous dire que ça fait toute la différence.

     Moi: – « Ah bon ? je ne peux pas conserver ma poussette et la laisser à la porte de l’avion, comme à l’aller?' »

     L’hôtesse: – « Non Madame. Vous pouvez conserver le siège voiture en cabine en revanche si vous désirez. » (très pratique un siège voiture sans le chassis de la poussette pour le faire rouler). « Parce que vous voyez, tout est mis en conteneur spécial avant. Donc vous pouvez prendre votre poussette jusqu’à la porte, mais s’il n’y a plus de place pour la stocker en dernière minute, vous risquez de ne pas l’avoir à l’arrivée de votre vol. »

Donc le choix était vite fait…j’ai laissé le chassis de ma poussette la mort dans l’âme aux objets spéciaux et je me suis trainée tant bien que mal jusqu’à la porte d’embarquement avec mon sac à main, le sac de Petit Bout et Petit Bout dans son siège voiture. Evidemment, avec un ‘panier’ de 10kg à bout de bras, laissez-moi vous dire qu’un sac ne tient pas à l’épaule. Il glisse lentement jusqu’à votre coude malgré vos essais désespérés (et non fructueux) pour le faire remonter / arrêter de glisser.

Dans la queue pour la sécurité, une espèce de grosse crétine m’a fait faire toute la file zig zag vide au lieu de me laisser couper tout droit.

Au stand rayons X, la personne préposée à la vérification des bagages m’a fait sortir Petit Bout de son siège voiture histoire de voir si je n’avais pas caché une bombe dedans.

     L’hôtesse: – « Oh il est trop mignon votre enfant! »

     Moi: – « Merci! »

     L’hôtesse: – « Il a l’air de bien dormir en tous cas! »

     Moi: – « Oui, il vient de se rendormir. J’espère qu’il restera comme ça pendant le vol! »

     L’hôtesse: – « J’imagine! Bon bah il faut que vous le sortiez de son siège pour le passer dans la machine. »

(Qu’est-ce qu’elle n’avait pas compris dans « Oui, il vient de se rendormir. J’espère qu’il restera endormi pendant le vol! » ???)

Le reste s’est plutôt bien passé. Sauf le vol bien sûr, puisque Petit Bout était bien réveillé. Bien évidemment, vous essayez toujours de faire coincider le biberon avec le décollage pour préserver les oreilles de votre petit…Peine perdue. A l’aller commme au retour, l’avion a décollé juste après que Petit Bout aie fini son biberon…(vive les biberons d’eau sucrée). J’ai passé le vol debout dans le couloir à promener Monsieur qui ne voulait pas que je reste assise. Et il s’est endormi…à l’atterrissage.

Cerise sur le gateau, nous ne pouvions pas débarquer pour cause de colis suspect dans l’aéroport, qui venait d’être évacué.

Bref, une longue journée : pour une heure trente de vol, 6 heures de voyage environ…comme le train finalement…