Euh…pourquoi tu bois plus ton lait?

Une chose est sûre, Petit Bout n’a jamais été le dernier pour avaler son biberon ou ses purées…jusqu’à récemment. Avant la diversification, il avalait ses biberons en 5 minutes. On avait bien essayé de le temporiser en lui faisant faire une ou deux pauses de quelques minutes. Peine perdue. A peine la tétine sortie de la bouche, il hurlait comme si on était en train de l’éventrer. Donc il les availait d’un trait.

Quand nous sommes passés aux solides, aucun problème. Monsieur mangeait de tout. Salé, Sucré. Même quand il aimait pas (ça se voit comme le nez au milieu du visage : il fait des petites grimaces dans ces cas-là), il mangeait quand même (OK, il ouvrait la bouche moins grand, mais il acceptait docilement la cuiller).

Bref. Tout allait bien. Depuis fin Juillet cependant, c’est un peu cahotique. Ca a commencé par le lait. Que ce soit sans céréales ou avec des céréales. Un rejet total du biberon que ce soit le matin, a quatre heures ou le soir . Petit Bout le repoussait violemment avec les mains, avec la langue. Puis c’est revenu un petit peu. Le biberon du soir avait réintégré le régime quotidien. Mais depuis deux semaines, c’est redevenu la lutte. En plus de repousser le biberon, il se met à pleurer, à s’arcbouter dans tous les sens. Plus de lait ni le matin ni le soir (j’ai définitivement remplacé le biberon de quatre heures par des petits-suisses depuis plus d’un mois). Traduisons donc : plus de lait du tout, de toute la journée.

Comme vous pouvez vous l’imaginer, je ne suis pas fan que Petit Bout ne boive plus du tout de lait. Déjà parce que c’est plein de calcium, de vitamines, de fer…bref, plein de choses dont il a besoin. Mais surtout parce que c’est liquide. Et comme il doit boire 20cl d’eau par jour au maximum, je me dis que c’est mieux qu’il boive du lait plutôt qu’il mange des petits-suisses ou des yaourts. Parce qu’en France, j’ai été impressionnée par le rayon nourriture pour bébé. A Londres en revanche, les petits pots salés ne font pas vraiment envie, mais surtout, il n’y a pas de laitages pour bébés. Donc la seule chose que je lui donnais jusqu’à présent pour remplacer le lait, c’était des Petit Filous. Bon maintenant, j’essaie d’élargir le spectre des laitages suite à ma visite chez le pédiatre la semaine dernière. Apparemment, on peut aussi lui donner des Activia. Saut que les Activia, et bah pour l’instant, Petit Bout, il aime pas. Est-ce le goût? Est-ce les morceaux? Mystère. Je vais persévérer quand même. Parce que les petits-suisses fraises et les petits-suisses framboise, c’est quand même assez limité pour faire évoluer le goût d’un enfant.

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Poudre blanche

Comme je le disais précédemment, nous sommes en train de passer au Faux lait. Quand je dis Faux lait, certaines personnes paraissent me regardent avec un regard d’incompréhension.

Eux : « Faux lait? »

Moi : « Oui, le lait en poudre, quoi »

Eux : « Ahhh! »

Comme si le lait en poudre pouvait être du vrai lait…le lait, ça vient d’une vache (ou d’une chèvre) et c’est liquide. Ca ne sort pas en poudre d’une boîte. Et au cas où vous douteriez encore, il suffit de regarder tout ce que contient du lait  en poudre pour se dire que ce n’est pas naturel…

Bref. Nous sommes donc en train de sevrer notre petit bout qui n’est d’ailleurs plus si petit que ça. A presque 2 mois, Monsieur pèse 4.5Kg. A raison de 500g par semaine, notre petit bout va se transformer en gros bout assez rapidement. Et j’ai bien peur que l’ascension quotidienne de mes trois étages avec le petit bout sous le bras devienne un vrai challenge…

Arrêter l’allaitement a donc ses avantages. Cependant, il faut quand même être honnête, la nuit, la solution du Faux lait n’est pas des plus pratique. Premièrement, il faut s’extirper de son lit à une heure indécente. Après, il faut se traîner jusqu’à la cuisine les yeux mi-clos sans se cogner le mollet dans l’angle de la table basse ni se prendre le petit doigt de pied dans le pied du canapé. Pour finir,  il faut préparer le biberon (Bon, j’en fais le maximum la veille : stérilisation du biberon, préparation de la quantité de lait) et refaire le chemin inverse jusqu’à la chambre le plus vite possible. Car pendant ce temps, le petit bout hurle à la mort comme s’il n’avait pas mangé depuis 3 jours (alors qu’en général ça ne fait pas plus de 5h), Gros Bout s’est caché sous la couette pour sauver son tympan toujours intact, se demandant quelle idée saugrenue lui a pris de faire un enfant.

Alors qu’avec l’allaitement, on attrape Petit Bout au vol, on le colle sur son sein et hop, le tour est joué : le calme revient en à peu près 30 secondes.

Pour la journée en revanche, le biberon reste bien pratique. Même s’il faut ajouter un article supplémentaire au sac d’expédition, il est quand même plus facile de dégainer un biberon qu’un nichon…et on a bien moins froid au ventre l’hiver.

Mais l’avantage ultime, c’est le partage des tâches…parce que Gros Bout peut aider !