Le suivi de grossesse en Angleterre – 1er trimestre (1)

MindTheBumpComme Tout Petit Bout est en route et que je vais accoucher une fois de plus dans le public en Angleterre, je me disais que j’allais vous en dire un peu plus sur le suivi de grossesse ici.

Pour le moment je suis en enceinte de 13 semaines et j’arrive donc à la fin du premier trimestre de grossesse.

En Angleterre, le suivi est beaucoup plus relax qu’en France d’après ce que j’ai pu constater avec ma précédente grossesse il y a deux ans (suivie en Angleterre également) et ce qu’ont pu me dire mes amies qui ont été suivies en France.

Quelle est la marche à suivre ici en Angleterre et comment ça se passe ?

Grosso modo, une fois qu’on a fait un test de grossesse et que celui-ci s’avère positif, il faut prendre rendez-vous avec son GP (l’équivalent du généraliste français).

Les rendez-vous chez le GP sont assez minutés, même si ce n’est marqué nulle part. En général, on a 15 minutes pour parler de ce qui nous amène, être ausculté (si besoin est), et récupérer son ordonnance (si besoin est également, bien évidemment). Quand on le sait, ce n’est pas un souci. Sinon, on risque d’être un peu dérouté, car on a quand on attend un enfant on a quand même envie de s’étendre un peu sur le sujet et de poser un milliard de questions, en particulier pour une première grossesse.

J’ai donc pris RDV chez mon GP quand 2 tests de grossesse m’ont confirmé que nous attendions une heureuse nouvelle. Quelques jours plus tard, je me rends donc au cabinet et une généraliste que je n’ai jamais vue auparavant me reçoit (celle que je vois habituellement est en vacances, et comme je n’ai pas vraiment envie d’attendre une ou deux semaines, j’ai pris ce qu’il y avait). Je vous résume le rendez-vous :

Moi : « Bonjour, je viens pour une bonne nouvelle, j’ai appris la semaine dernière que j’étais enceinte »

Elle : « Très bien. C’était voulu ? »

Moi : (Je viens de te dire que c’était une bonne nouvelle, donc a priori, c’est que c’était voulu quand même). « Oui, oui, nous sommes ravis avec mon mari ».

Elle : « Bien ! Vous avez fait un test de grossesse ? »

Moi : (non, non, j’ai juste l’impression que je pourrais être enceinte donc je viens vous voir) « oui, j’en ai même fait deux : tous les deux positifs. »

Elle: « Parfait, toutes mes félicitations, je vous réfère donc à l’hôpital Truc pour l’accouchement et le suivi », ils vous contacteront pour le Booking appointment (le Premier RDV avec toutes les questions médicales et les tests sanguins). Je vous donne votre Pregnancy Pack (Pack d’information sur la grossesse), ça devrait répondre à toutes les questions que vous pourriez avoir. Il y a également un petit papier à remplir et à renvoyer pour votre maternity exemption certificate. Et puis c’est votre deuxième grossesse et tout s’est bien passé la dernière fois, donc il n’y a pas de raison que ça se passe autrement cette fois ci ! Mais si vous avez le moindre doute, n’hésitez pas à nous appeler et à prendre rendez-vous ! »

Moi : (vous me croyez sur parole alors, on ne vérifie pas que je suis bien enceinte hein….pas de prise de sang juste au cas où je ne saurais pas faire pipi correctement sur un bout de papier et vérifier compter le nombre de lignes de couleurs dans la petite fenêtre…) « Parfait ! »

En ressortant, je jette un petit coup d’œil au Pregnancy Pack que le docteur m’a donné. Un petit bouquin qui explique le déroulement de la grossesse et les étapes majeures du suivi, les aliments à éviter, les choses à faire / ne pas faire quand on est enceinte.

Je trouve également le papier à renvoyer pour obtenir mon maternity exemption certificate. A faire absolument, ça permet de ne pas payer les médicaments ni le dentiste jusqu’au premier anniversaire de l’enfant. Facile à remplir sauf une case… Date prévue d’accouchement…hmmmmm…la généraliste a complètement oublié de me  donner ma date prévue d’accouchement, bien qu’elle m’ait demandé la date de mes dernières règles… Je suis tout aussi fautive, je n’ai même pas demandé… Déjà une mère indigne… Mais maintenant que je me suis rendu compte de l’oubli, il faut que je sache ! Je passe donc au secrétariat. La gentille réceptionniste passe un coup de fil au médecin, et hop, c’est bon, j’ai ma date pour mi-août.

En Angleterre, on calcule la date d’accouchement un peu différemment : on prend le jour des dernières règles et on rajoute 40 semaines. On ne parle jamais de semaine d’aménorrhée, ni de semaine de grossesse. Il n’y a qu’un seul type de semaine, c’est bien plus simple a mon goût !

Toutefois, le calcul du terme pouvant être faux en raison de la longueur du cycle et de la période d’ovulation de la femme, la première échographie, appelée d’ailleurs dating scan, permet de donner une date prévue d’accouchement beaucoup plus fiable, en fonction de la taille du fœtus (tous les fœtus se développent exactement de la même manière durant les premières semaines).

Voilà donc pour le premier rendez-vous de suivi. Il peut être un peu déroutant, car très rapide, et ne donnant lieu à aucune vérification / auscultation. Il faut donc patienter véritablement jusqu’à la première écho pour voir que tout va bien, ce qui peut paraître atrocement long.

Je voulais également recommander un site très bien fait qui m’avait bien aidé lors de ma première grossesse et auquel je me réfère toujours d’ailleurs. Il s’agit de Babycentre . Une mine d’information pour les futures mamans. Le site propose même de recevoir chaque semaine une newsletter pour en savoir plus sur le développement du bébé et les changements survenant dans le corps de la femme enceinte. Il existe également une version française, mais comme le calcul du terme est différent entre les deux pays, je préfère le site anglais.

Prochain épisode : le Booking appointment.

Noël version London

C’est décidé. Cette année, on reste à Londres pour Noël. Tous les 3. Non, parce que rien que pour aller à Nantes, l’aller simple est à 750£… comme après, il faut encore rajouter le train pour Paris, et l’Eurostar pour rentrer, on s’est dit qu’on allait rester tranquillou chez nous. Et bien évidemment, les tarifs sont à peu près identiques dans l’autre sens, donc la famille ne viendra pas à nous non plus!

Donc grosso modo, ça veut dire quoi?

Pas de Noël avec toute la famille. Nous ne devons donc pas choisir avec quelle famille nous passerons le 24 au soir. Adieu négociations et petites jalousies du type « Non parce que l’année dernière, vous avez déjà passé le réveillon avec la famille X ».

Pas de Noël en France et donc pas de voyage vers la France. Vu les voyages grotesques que se sont farcis certaines personnes ces dernières années à cause de 5 pauvres centimètres de neige et d’un Eurostar allergique à la neige mouillée (oui apparemment, l’Eurostar n’est pas allergique à la neige sèche…ne me demandez pas je ne suis pas ingénieur…), on est plutôt contents d’échapper à ça. Pas de trains bondés, pas de problème racks à bagages dans lequel la theière en porcelaine pour Mamie risque de se faire écraser par la valise de 35 kilos du gentil monsieur relou d’à côté qui essaie de la faire rentrer coûte que coûte dans un espace d’environ 25 cm².

Un sapin à la maison. Un vrai sapin. Un grand. Avec des décorations. Parce que nous serons chez nous tout le mois de décembre pour en profiter. En espérant juste que Petit Bout n’ira pas tout saccager et manger les épines.

Un repas de Noël pour… deux et demi. C’est ça qui va nous faire bizarre je pense. Comme Petit Bout se couche avant 20h00, on va passer le réveillon de Noël tous les deux avec Gros Bout. J’ai déjà prévu de faire un bon repas et de m’y prendre en avance pour les provisions. Il y a deux ans, les magasins avaient été dévalisés et on avait fini avec un steak… Mais il est vrai qu’un repas de réveillon pour deux, c’est moins sympa quand même. Je n’ai pas encore prévu le menu, mais je vais m’y atteler bientôt. Et puis on a des copains qui passent également Noël à Londres avec leur famille. Donc on ira peut-être leur faire un coucou pour le déjeuner du 25, histoire que les enfants étrennent leurs jouets tous beaux tous neufs, et que les parents discutent autour d’un bon verre de vin en famille. Parce que les amis, quand on est expat, c’est un peu la famille.

Et puis finalement, nous avons décidé de décaler Noël à la mi-janvier 2013; Parce que ces petits désagréments auxquels nous échaperons en décembre ne contre-balancent pas le bonheur de voir sa famille réunie autour d’un bon repas. Et le bonheur des grands parents / oncles et tantes de voir Petit Bout couvert de cadeaux (malgré nos tentatives de « ne lui achetez rien,il est déjà bien gâté »). Et l’avantage c’est qu’on pourra faire tous nos cadeaux en soldes à partir du 26 décembre à Londres!

C’est un peu tôt quand même

Non mais sérieusement… On est en Novembre… Mi Novembre même. Mais depuis deux semaines, à chaque fois que je rentre dans un magasin, que ce soit un magasin de vêtements, un supermarché, un magasin pour enfant… bref n’importe quel magasin, je suis accueillie en fanfare par des chants de Noël…

Déjà que les vitrines de Noël ont vu le jour, pour certaines, pas plus tard que début Octobre, on a l’impression de vivre au Pôle Nord. Les températures n’arrangent rien à l’affaire d’ailleurs. C’est pas que j’aime pas Noël, loin de là même… j’adore les fêtes de fin d’année. Mais quand même.

Mesdames et Messieurs les tenanciers des magasins. Ayez pitié de nous (et de vos vendeurs) ! Pas avant décembre les chants de Noël s’il vous plait.

 

Crédit photo : Getty Images – 24 pairs of socks hanging by white wall as advent calendar – Muriel de Seze

Satanés chauffeurs de bus

En ce début d’année, je voudrai pousser un petit coup de gueule contre les chauffeurs de bus londoniens.

Les chauffeurs de bus londoniens sont majoritairement d’un désagréable et d’une bêtise hors du commun. Pour le commun des mortels, déjà, on a beau courir pour attrapper le bus à l’arrêt, il a beau vous voir, il se fait toujours un malin plaisir de vous fermer la porte au nez pour que vous puissiez vous geler 15 minutes histoire d’attendre le bus suivant. Le feu est pourtant rouge, il ne pourra pas aller plus vite. Mais bon. Ca doit les amuser. Ils ont peut être un concours entre chaffeurs pour savoir combien ils ont réussi à refuser de passager sur la journée.

Voilà pour le commun des mortels. Bon, très honnêtement, c’est pas non plus très grave. On s’en remet. Mais pour les  mamans / papas avec poussette, ils vont encore plus loin… je m’explique.

1. Une fois encore, le chauffeur de bus londonien a un oeil de lynx. Malgré tout, il prend un malin plaisir à ne jamais s’arrêter là où vous l’attendez (en général au poteau de l’arrêt de bus, en toute logique) : 10 mètres derrière, 5 mètres devant… Bref, à vous de vous re-déplacer, de zigzagger entre les personnes qui attendent un autre bus, et de bien galérer une fois dans le bus pour accéder à l' »espace poussette » puisque tout le monde est passé devant vous et que donc tout le monde est dans le couloir.

2. Le chaufeur de bus londonien prend également un malin plaisir à placer soit la porte avant soit la porte arrière du bus juste devant LA poubelle de la rue. Toujours plus pratique avec une poussette. La dernière fois, je ne pouvais même pas sortir. Le chauffeur ne voulait ni avancer ni reculer. Heureusement, de bonnes âmes se sont proposées pour m’aider à sortir, maudissant le chauffeur à leur tour.

3. Certaines, fois les gentils chauffeurs vous autorisent à monter par la porte arrière (ils sont rares, mais ils existent et je les bénis à chaque fois de sourires et de « Thank you so much » à foisons). Mais attention. Une fois, j’ai bravé l’interdit. Je suis montée par la porte arrière sans vérifier avec le chauffeur que c’était bon. Bien mal m’en a pris. Quand je suis allée valider mon ticket, cette charmante dame chauffeur m’a dit de son ton le plus désagréble : « La prochaine fois que vous montez par la porte arrière, je vous la ferme dessus ». Texto. Et oui. On arrive quand même à un degré de bêtise effarant. Non mais sérieusement, qui peut bien vouloir fermer la porte d’un bus sur une poussette avec un petit bébé ???

Bref, tout ça pour dire que les transports londoniens en poussette c’est funky. Donc pour les novices, je conseille le porte bébé / écharpe de portage, ou la marche à pied!

Nounou, checked

Youhou!!!!! J’ai trouvé ma nounou!!!!!

Après maintes visites de crèches et de childminders, j’ai enfin trouvé une Nounou qui me convenait (et qui convenait parfaitement à Petit Bout).

Pour trouver une nannie à Londres, voilà comment faire (je me dis que ça peut toujours servir à quelqu’un, donc je raconte rapidement. Si vous savez pas trop comment vous y prendre, n’hésitez pas à me contacter par mail, je me ferai un plaisir de vous aider). Tout d’abord, il faut savoir si vous voulez une Nannie registered ou non. Grosso modo, les Nounou registered chez Ofsted (l’équivalent de la DASS) accueillent les enfants chez elles (jusqu’à 3 en général, selon l’âge des enfants), sont diplômées et font des formations régulières, ont également une formation de premiers secours et sont contrôlées régulièrement par Ofsted (qui évalue leur comportement avec les enfants et la façon de les éveiller). Elles prennent aussi les Childcare Vouchers, ce qui est un avantage non négligeable. Pour trouver ces Nounou, il suffit de demander la liste à votre Bourough (faisable par mail pour Westminster).

Si ça ne vous fait ni chaud ni froid que votre Nounou soit registered, il y a des petites annonces partout. Pour des Nannies françaises, le plus simple, c’est de regarder dans Ici Londres. Après, il y a aussi toutes sortes d’agence qui s’occupent de placer des Nannies (attention, les frais d’agence peuvent coûter trèèèèèss cher : en général un mois de salaire).

Personnellement, j’ai choisi une Nounou registered. J’en ai rencontré 5 ou 6. Elles étaient toutes très sympa, et avaient l’air bien avec les enfants. J’ai écarté entre autre l’Ecossaise de 65 ans (Je doute qu’à 65ans, on aie la même pêche qu’à 40, et les enfants qui étaient avec elle étaient d’un calme olympien…ils avaient pas l’air hyper épanouis). J’ai écarté aussi celle qui parle Espagnol aux enfants parce que son accent Anglais n’est pas terrible (pas pratique d’avoir un enfant qui me parle Espagnol le soir alors que je ne connais pas la langue). Une seule des childminders que j’avais rencontrée m’avait vraiment tapée dans l’oeil. Quand je l’ai rencontrée, je suis tombée sur une jeune femme sympathique, mère de 4 enfants, Suédoise (avec un Anglais impécable, ce qui était un de mes critères principaux), dynamique, posée, drôle, gentille. Bref, j’étais sous le charme. En rentrant de vacances, c’est donc elle que j’ai choisie. Et depuis 3 semaines, Petit Bout va chez elles deux demi-journées par semaine. Elle l’emmène faire de la balancoire et du tobogan, dans les drops-in (où il rencontre plein d’autres enfants), au zoo, à la bibliothèque. Elle chante des chansons. Il fait de la peinture. Et avec lui, il a une ou deux(selon les jours)  petites filles d’environ 2 ans, dont une française. Bref. Je suis hyper contente. Et quand je vais le chercher, il a la banane. Limite il n’a pas envie de partir (oui, parfois je suis un peu véxée quand même).

J’avais longuement hésité avec la crèche. Les crèches en Angleterre, c’est un peu comme en France. Faut s’y prendre tôt…Rien que pour avoir un RDV pour visiter l’endroit, ça peut prendre jusqu’à un mois. Bref. J’en ai visité 7. Les 7 plus proches de la maison, soit dans un rayon de 15 à 25 minutes à pieds de la maison. 25 minutes à pied, ça commence quand même à faire beaucoup, surtout l’hiver, quand il fait froid et qu’il pleut (oui à Londres, l’hiver c’est pas fun). Donc j’ai éliminé les trois plus loin. Après, y a celles qu’on n’aime pas (parce que c’est pas propre propre, parce que rentrer avec une poussette dans l’enceinte de la crèche est un véritable challenge, parce que l’espace extérieur fait 4m² pour 20 enfants, parce que ça ferme à 16.30, parce qu’il faut amener les repas des enfants…). Bref, j’en étais arrivée à une short list de… 1 crèche. A laquelle j’ai une place… que je vais refuser.

En fait, je me dis que la Nounou, c’est quand même bien. Il reste dans un cadre « familial », dans une maison, avec une seule personne qui s’occupe de lui. Il se sociabilise quand même puisqu’il est toujours avec un ou deux autres enfants. Comme les deux autres petites filles sont plus agées, ça le tire vers le hautet lui donne envie de faire des choses qu’il ne sait pas encore faire. Et tous les matins, on l’emmène dans différents drop-ins, où il rencontre plein d’autres enfants. C’est un peu un mix entre une Nounou et une crèche finalement.

Donc voilà. A partir de mi-Novembre, Monsieur sera chez la Nounou, full time. Aujourd’hui, je laisse Petit Bout une journée entière. Quand je l’ai déposé, ils allaient au zoo. Ce sera la première fois pour lui. Et moi, c’est la première fois que je le laisse toute une journée. Ca m’a fait bizarre.

D-day

Comme je le disais précédemment, j’avais décidé d’accoucher en Angleterre. Je ne pouvais me résoudre à rentrer en France un mois avant le D-day et à rentrer à la maison 3 semaines après, le temps de faire faire le passeport de Petit Bout. Et puis tout simplement, avec Gros Bout, on avait envie de partager les premiers moments avec notre nouveau né rien que tous les deux. Tant et si bien que nous avions demandé à nos familles de ne pas venir la première semaine après la naissance (je crois qu’ils ont eu du mal à rester en place).

Bref, revenons-en à l’accouchement à Londres. Tout d’abord, fait assez rare, Petit Bout est né le jour où il était censé arriver…Nous pensions qu’il aurait une à deux semaines de retard (allons savoir pourquoi) mais pas du tout. Monsieur a été ponctuel (tout comme sa maman…).

Vers 10.00 le dimanche, j’ai commencé à avoir quelques douleurs dans le dos. Je ne me suis pas posé plus de questions que ça, je me suis dit que c’était certainement le poids du bébé qui commençait à traumatiser un peu mes reins.

Donc nous passons notre dimanche comme si de rien n’était. Nous allons faire un tour chez Homebase pour aller acheter un câble et un cadenas pour attacher le châssis de la poussette dans le hall de l’entrée. C’est là que j’ai compris que mes douleurs dans les reins devaient être des contractions. Elles étaient déjà assez fortes et je devais parfois m’agenouiller dans les allées du magasin…les gens me regardaient un peu de travers, même si je faisais tout pour laisser à penser que j’étais passionnée par les scies en bas du rayon.

Nous sommes rentrés à la maison vers 15.00, avec un bon MacDo à déguster devant la télé (on ne mange que très rarement Mac Do, mais j’avais une faim de loup et aucune envie / patience de faire la cuisine). Les contractions se faisaient de plus en plus fortes et de plus en plus rapprochées. Je n’ai donc regardé que d’un oeil le DVD que Gros Bout m’avait mis pour me changer les idées.

J’en ai également profité pour essayer une TENS machine que j’avais louée (sorte de sport elec qui délivre des décharges électriques dans le bas du dos pour vous soulager de la douleur des contractions). Beaucoup de gens m’en avaient dit du bien et j’avais donc tenté le coup. Bon, pour moi,ça n’a pas été utile du tout. Les petites décharges m’énervaient plutôt qu’autre chose et ne me soulageaient pas du tout. Mais apparemment, c’est parce que je ne l’ai pas utilisé assez tôt.

Comme je n’avais pas perdu les eaux, Gros Bout m’a fait couler un bain bien chaud et mis une bougie d’aromathérapie que nous avions achetée dans un spa. Pour le coup, ça m’a bien soulagé et nous a fait passer le temps plus vite.

Sortie de l’eau, Gros Bout appelle l’hôpital. Comme je n’ai pas perdu les eaux et que tout va bien apparemment, nous ne devons venir que quand j’aurai 3 contractions toutes les 10 minutes. Nous prenons donc notre mon mal en patience, Gros Bout équipé de son chronomètre. Evidemment, nos familles nous appellent, comme si elles avaient senti quelque chose…ou tout simplement parce qu’on est dimanche, et qu’en général, c’est le dimanche qu’on s’appelle. Nous mentons effrontément : « tout va bien », « rien de spécial », « on vous laisse parce qu’on doit partir, on a rendez-vous avec des amis »…

Il est aux environs de 19.30 quand nous nous décidons à partir. On rassemble valise (elle est prête depuis la veille, suite à la petite séance à l’hôpital du vendredi soir, qui nous  a fait réaliser que Petit Bout allait peut-être arriver à l’heure) et siège voiture.  Je m’enroule tant bien que mal dans mon manteau et mon écharpe; il fait un froid de gueux cet hiver et ce n’est pas le moment d’attraper froid.

Gros Bout trouve un Taxi en même pas 10 minutes (l’avantage à Londres, c’est qu’on trouve toujours des black cab rapidement). Je monte avant qu’ il ne remarque mon « état ». Autant vous dire qu’il n’avait plus vraiment envie de nous prendre une fois qu’il a réalisé. Peine perdue, nous sommes assis à l’intérieur et l’hôpital n’est qu’à 5-10 minutes de route. Je me comporte sereinement : pas de cris, pas un mot, malgré la douleur.

Arrivés à l’hôpital, nous avons le choix entre le Birth Center et le Labour Ward. Et oui, en Angleterre, ils ont une approche de l’accouchement un peu différente. Vous pouvez accoucher :

– chez vous avec une sage femme si votre grossesse le permet (chose que j’ai proscrite d’entrée de jeu)

– au Birth Center (en général, les chambres sont des pièces assez sympa, avec canapé, swiss ball, et pour certaines, piscine (pour avoir la possibilité d’accoucher dans l’eau bien sûr, pas pour faire des longueurs)). Là, vous avez droit à tous les anesthésiants sauf à la péridurale

– au Labour Ward (si vous voulez une péridurale). Les chambres sont beaucoup plus médicalisées et vous êtes reliées à un moniteur.

Je n’étais pas encore vraiment décidée entre le  center et le Labour Ward. L’option Birth Center me plaisait bien avec l’accouchement en piscine, mais j’avais peur de la douleur. La péridurale me tentait bien pour l’aspect sans douleur, mais j’avais une peur bleue de l’aiguille. Finalement, nous nous sommes dirigés vers le Birth Center. Au pire, on peut toujours changer d’avis et aller au Labour Ward si la douleur devient vraiment insupportable.

Notre sage femme nous emmène dans notre « chambre » entre deux contractions et m’ausculte (première auscultation depuis 9 mois tout de même). « Fantastic ! 9 cm! » Ah oui quand même…effectivement, la péridurale va être un peu superflue…Nous restons donc au Birth Center. La péridurale ne sera pas pour cette fois. Je suis contente, je me dis que c’est bientôt fini et que nous allons bientôt voir notre Petit Bout.

La sage femme fait couler l’eau et je me plonge dans le « bain » avec bonheur. Que c’est agréable de ne plus sentir le poids du bébé et de pouvoir bouger sans encombre. Vient le moment de pousser. Je ne sais  pourquoi, je travaille contre les contractions et ne pousse pas bien, voire je me retiens de pousser. En fait je pense que j’ai peur d’avoir mal, tout simplement. Au bout de quelques temps, la sage femme commence à trouver que tout ça est un peu long. Elle me fait donc sortir de la baignoire et me fait asseoir sur un tabouret. Gros Bout est derrière moi pour me tenir le dos. Moi qui ne voulait pas qu’il voie trop de chose, c’est raté.

En quelques minutes (je crois), le tour est joué. La sage femme me pose Petit Bout sur le ventre à 23h09. Que d’émotions! 52cm pour 2.9kg. La sage femme ausculte Petit Bout, tout va bien. Une fois propres, nous nous rendons tous les 3 dans la chambre pour passer notre première nuit. Petit Bout hurlera la majeure partie de la nuit, heureusement, Gros Bout le gardera bien au chaud, un doigt dans la bouche pour qu’il dorme un peu, et que je puisse reprendre des forces.

Après une ultime auscultation de Petit Bout, nous rentrons chez nous vers midi, tous les trois, pour la première fois. Fatigués, contents, et, il faut le dire, espérant que nous allons savoir nous occuper correctement de Petit Bout, qui n’a même pas encore un jour.

Photo : Newborn, By: Goldmund Lukic, Collection: Vetta

Neuf mois

Je me suis tout simplement rendu compte récemment que comme Petit Bout avait été « légèrement » difficile pendant les premiers mois de sa courte vie, et bien j’étais passée sur beaucoup de choses concernant ma grossesse, la venue au monde de Petit Bout et nos premiers mois ensemble.

Je commence à avoir l’esprit (et les mains) un peu plus libres donc je me suis dit que j’allais prendre le temps de revenir un peu sur tout ça.

Je vais commencer par la grossesse. Car finalement, c’est là que tout a commencé. Petit guide d’une grossesse à Londres.

Lorsque nous avons appris que j’étais enceinte, nous étions fous de joie avec Gros Bout. Ce n’était pas du tout prévu, mais ça tombait à pic. Donc quand, après quelques jours de retard, nous avons vu le trait se dessiner sur le test de grossesse, nous étions aux anges.

J’ai donc appelé mon généraliste tout de suite pour prendre rendez-vous avec elle la semaine suivante. Première surprise. En Angleterre, on ne fait même pas de prise de sang pour confirmer la grossesse. Voire, on vous croit sur parole quand vous dites que vous avez fait un test de grossesse et qu’il est positif. En gros, tu lis mal le test / le test est faux, aux yeux de la médecine anglaise, tu es enceinte. Soit. A l’issue de mon rendez-vous qui a dû durer 10 minutes, j’avais donc ma date d’acouchement, mon hôpital et mes livres sur la grossesse (qui d’ailleurs ne sont pas très pratiques à cacher dans un sac à main lorsqu’on retourne bosser après…j’ai donc du faire un détour par Zara pour avoir un sac assez grand et opaque pour pouvoir camoufler tout ça…bonne excuse, héhéhé). Voilà. Plus qu’à attendre que mon hôpital me contacte pour le premier rendez-vous de la 10ème semaine (en Angleterre, la grossesse dure 40 semaines, pas 38). Eh bien laissez moi vous dire que l’attente est longue.

Et pour pas grand chose en plus. Parce que le rendez-vous de la 10ème semaine, c’est surtout pour vous remettre votre livre de route (qui contient tous les examens et commentaires du généraliste et des sages-femmes), vous faire une batterie de tests sanguins (je n’ai jamais eu un bleu aussi gros à l’intérieur du coude. Une vraie boucherie. Et impossible à cacher dans un sac Zara…), faire votre historique médical, vous faire un topo sur les choses à ne pas faire pendant la grossesse. En gros : Arrêter le tabac, limiter l’ alcool (Et oui, en Angleterre, on ne vous dit pas d’arrêter l’alcool. On vous dit de vous limiter. Et pour eux, la limite c’est 1 à 2 verres de vin, 1 à 2 ffois par semaine…euh, moi je trouve que c’est déjà une bonne consommation pour quelqu’un qui est pas censé picoler…mais bon, je dis ça, je dis rien), arrêter la viande / poissons crus, bien nettoyer les fruits et légumes, stop au fromages au lait non pasteurisé (comme ils ne font pas le test de la toxo ici, et ben voilà, interdit. Adieu sashimis, tartares et camemberts coulants!).

Bref, ce qu’on attend vraiment c’est la première écho. Et oui, c’est là que tout commence vraiment et qu’on prend conscience de tout. En tous cas, pour nous, ça a été un moment vraiment incroyable. Stressant parce que j’avais l’angoisse d’avoir perdu le bébé entre temps (je n’avais plus aucun symptôme de grossesse les derniers temps), mais dès qu’on a entendu son petit coeur battre, ça a été magique.

Bref, à partir de là, tout prend un sens et tout s’enchaine. Personnellement, j’ai été très contente de vivre ma grossesse à Londres. Tout est relax. En plus, je ne me voyais pas faire des aller-retours entre Paris et Londres pour le suivi, et partir un mois avant la date prévue d’acouchement pour pouvoir être à l’hôpital en temps et en heure. Sachant qu’après la naissance, il faut attendre à peu près trois semaines pour pouvoir avoir un passeport pour Petit Bout et le rapatrier chez nous. Non, vraiment, tout ça, ça ne me tentait pas. Et comme de toutes façons, tout se passait bien, j’étais plutôt détendue.

En revanche, si on est hypocondriaque,  je ne conseille à personne de se faire suivre dans le système public anglais. Pourquoi?

Déjà parce que je ne me suis pas faite ausculter une seule fois en 9 mois. On vous pèse, on vous mesure le ventre, on vous fait des échos (2 pour les grossesse normales, beaucoup plus pour les grossesses multiples ou à risque), on analyse votre sang, mais ça ne va pas plus loin si tout va bien pour vous.

Ensuite parce que vous n’avez pas de gyneco / obstétricien attitré (sauf si vous acouchez dans le privé). Ici; le suivi est partagé entre le généraliste et les sages-femmes à l’hôpital (je dis les sages-femmes parce que je crois que je n’ai jamais vu la même pendant tout le suivi, qui s’avère être assez régulier).

Bref. Tout ça pour dire que j’ai eu la chance d’avoir une grossesse en or : pas vraiment de nausées, prise de poids correcte, pas d’inquiétudes particulières; les seuls problèmes que j’ai eu, c’est les gencives qui saignent (y a pire), la perte de sommeil à partir du 5ème mois (pas génial quand on sait ce qui nous attend après) et de vives douleurs aux aducteurs (ça en revanche, ça fait extrèmement mal et c’est très handicapant). J’ai donc particulièrement aimé la vivre à Londres, mais je comprends qu’on puisse trouver ça un peu léger comme suivi et donc un peu inquiétant.

Et puis un jour avant d’acoucher, je nous ai fait une petite panique. Ca faisait un bon moment que je n’avais pas senti Petit Bout bouger…donc histoire d’être sûrs, nous sommes allés à l’hôpital. Ils nous ont pris tout de suite. Hop, hop, hop, en deux temps trois mouvement, j’étais reliée au système de Monitoring. Ca a duré 6 heures, histoire que les médecins soient 100% sûrs que tout allait bien (j’étais à deux doigts d’être déclenchée quand même). Donc après 6 heures,  je suis rentrée chez moi, rassurée sur le système anglais et sur la compétence des médecins et leur compétence à agir vite si besoin est. Et puis des milliers de bébés naissent chaque année en Angleterre, ce n’est pas non plus un pays du tiers-monde! C’est juste une mentalité différente, qui, dans mon cas particulier, m’a très bien convenue.

Crédit photo : Seraphine

Printemps

Une fois de plus, nous avons droit à un temps splendide pour le printemps. Et les beaux jours à Londres sont toujours un pur bonheur. Comme on habite à à peu près 5 minutes à pied de Regent’s Park, c’est l’idéal. A nous la verdure, les pic-nics à foisons.

Pour Petit Bout, on le couvre de crème solaire et on lui met ses plus beaux chapeaux, qui deviennent allègrement trop petits au fil des jours. On a également testé les lunettes de soleil pour lui protéger ses petits yeux fragiles… sans grand succès. Elles tiennent à peu près dix secondes sur son nez grec avant qu’elles ne tombent et qu’il ne se fasse un plaisir de les manger.

Monsieur a également testé le gazon. Première fois avec les pieds dans l’herbe. Et l’observation des fleurs et des arbres en fleurs avec son papa qui lui donne des cours de botanique avancée (‘ça, c’est un arbre’, ‘ça c’est une feuille’, ‘ça c’est une fleur’).

 

Bref que du bonheur. Pour les parents, mise au vert et bronzage. On a presque l’impression de partir à la campagne.

 

Parce que je le vaux bien

Pour mon anniversaire, on m’avait offert un bon pour un massage de 85 minutes. Mais avec un enfant, ça devient tout de suite plus compliqué de se faire un spa… c’est là que mes amies ont eu le nez creux. Elles m’ont non seulement offert un massage dans un spa bien sympathique, mais ce spa bien sympathique prend également en charge votre enfant pendant votre soin.

Grosso modo, vous arrivez là-bas votre enfant sous le bras, vous remplissez une petite fiche le concernant (nom, allergies, repas qu’il prend, jouet préféré, méthode préférée pour le calmer (si seulement je savais…)…) et vous descendez vous faire papouiller pendant que de charmantes jeunes filles s’occupent de lui!

Bref, une heure et demie rien que pour soi…pas de pleurs (ou si pleurs il y a, on ne les entend pas…), pas de stress. Une heure et demie pour … ne penser a rien! Et bien laissez moi vous dire que j’en suis ressortie avec une énergie nouvelle, toute huilée et relaxée, prête a récuperer le petit monstre (qui évidemment a été sage comme une image et a dormi pendant deux heures dans sa poussette…y a pas de justice!).

Bref, avis aux amatrices:

Savana Urban Spa
45 Hereford Rd

Westbourne Grove
London W2 5AH
020 7229 8300