J’ai retrouvé mon Petit Bout

Désolée, ça fait un bail que je ne suis pas venue écrire ici. Pas que l’envie m’en mnquait, loin de là. Juste un atroce manque de temps. Depuis la dernière fois, nous sommes allés à un mariage à Paris, nous sommes partis au ski entre amis, nous sommes rentrés en pleine forme… et Petit Bout a choppé la gastro.

En partant au ski, il avait déjà une otite. Sur place, le rhume a suivi, et une fois le rhume bien terminé, Paf le chien la gastro. Pas la petite gastro hein, la gastro carabinée, avec vomissements plusieurs fois par jour (y compris dans le lit… bonheur) et tellement de couches à changer que j’en avais perdu le compte.

J’en avais un peu ma claque de me taper 4 heures aux urgences pédiatriques à chaque fois que Petit Bout atteignait le 39.5° de fièvre et semblait vraiment mal en point; Donc cette fois, je suis directement allée au Medicare Français, histoire de ne pas avoir à attendre 5 jours avant d’avoir des médicaments autre que de la solution de réhydratation. Alors bon, ça coûte un bras, mais au moins, on a vu un vrai pédiatre français, on n’a pas attendu 3 heures pour le voir, on a des réponses et on peut s’exprimer en Français. Parce que déjà qu’il est difficile d’exprimer la douleur avec des mots, exprimer la douleur d’un enfant en anglais, c’est un vrai challenge. Et si besoin, on a des médicaments français (il y a une pharmacie française intégrée au Medicare, malheureusement accessible uniquement avec l’ordonnance du médecin du Medicare… Ce serait trop facile sinon 😉 )Bref, ça coûte un bras, mais quand on sait qu’il y a vraiment quelque chose, moi je dis, autant y aller tout de suite.

Bref, la gastro a quand même durée 6 jours entiers. 6 jours entiers de misère, avec un Petit Bout qui pleure toute la journée. Qui pleure pour qu’on le prenne dans les bras, qui pleure une fois qu’il est dans le bras, qui pleure quand on le pose….Bref, qui pleure tout le temps, sauf quand il dort (en général sur vous). 6 jours à ne RIEN pouvoir faire de mes journées. 6 jours à voir mon Petit Bout souffrir…

Et puis tout à coup, ça s’est fini. Comme c’est venu. Alors on y est allé doucement niveau réintroduction des aliments et c’est allé de mieux en mieux. Petit Bout mange comme un ogre depuis une semaine, et j’espère qu’il va reprendre rapidement le kilo qu’il a perdu depuis un mois avec cet enchainement  de maladies en tous genres. Il a quand même mis une bonne semaine à se remettre de tout ça.

Mais depuis vendredi dernier, on a retrouvé notre Petit Bout! Il ne pleure plus / ne chouine plus pour un rien. Il joue un peu tout seul, même s’il préfère jouer avec nous. Il rit et babille toute la journée. Et surtout, il est drôlement fier de marcher et de nous montrer tout ce qu’il sait faire (mais ça je vous raconterai plus tard).

Crédit Photo : Getty Images – Little boy with stethoscope  – By: Image Source – Collection: Image Source

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Ce rhume qu’il nous traine depuis Septembre…

Depuis que Petit Bout va régulièrement chez la Nounou, il est malade… Pas tous les jours  bien sûr, mais disons une semaine sur deux.

Depuis Septembre donc, nous nous battons donc contre les rhumes, les otites, la fièvre et les toux bien grasses. Et laissez moi vous dire qu’on est au bout du rouleau. Parce qu’un Petit Bout enrhumé / malade, c’est fatigant à gérer. Déjà il chouine et pleure presque tout le temps. Ensuite, il ne veut pas vraiment manger et il faut se battre pour l’hydrater. Pour finir, les nuits sont plus courtes. Et, cerise sur le gateau, et bah Petit Bout, la dernière fois, il m’a refilé son rhume. Ca va faire trois semaines que je le traine (il l’avait aussi trainé trois semaines d’ailleurs).

Bref, des semaines difficiles. Et une fois le rhume / otite passé, une semaine plus tard, rebelotte. On recommence avec les instruments de torture pour bébé:

– le thermomètre pour être sûr que la fièvre n’est pas trop élevée. La minute passée à attendre le verdict parait interminable. J’écrirai un article à ce sujet d’ailleurs car j’en ai trouvé un top très récemment.

– le spray nasal pour nettoyer le nez de Monsieur. A sa vue, Petit Bout part en courant à quatre pattes. Et on n’est pas trop de deux pour faire rentrer quelques gouttes dans son petit nez : un pour lui tenir les bras et la tête, un pour appuyer sur le pulvérisateur qui reste toujours coincé quand on a finalement réussi à bien se positionner.

– les gouttes pour les oreilles. Un peu plus facile à gérer que le spray nasal. On allonge bébé sur le côté, on attend quelques minutes en le balladant dans l’appartement, histoire que les gouttes pénètrent bien. Quelques pleurs et impatiences, mais ça reste facile, même seule.

– le mouche bébé. Le pire instrument de torture jamais inventé. Pour ma part, j’ai testé le Prorhinel avec embouts jetables que m’avait conseillé une maternity nurse (impossible de tenir l’embout et d’aspirer tant Petit Bout se débat et hurle) et la poire Tommee Tippee (jetée rapidement car la poire et l’embout ne se démontaient pas sur celui que j’avais (à mon avis un défaut à l’usine) donc pas hygiénique du tout, je l’ai jeté tout de suite) . Bref, je n’ai toujours pas réussi à me servir d’un mouche bébé manuel. Les hurlements de Petit Bout (encore pire que ceux qu’il pousse quand on utilise le spray nasal)  m’ont toujours découragés. Je viens d’en acheter un nouveau de chez Nuk. J’espère qu’il marchera mieux (mais je ne suis pas pressée de l’essayer on va dire).

– les suppositoires. Les premières fois, je trouvais ça dur, car j’avais peur de faire mal à petit bout. Mais au bout du compte c’est très facile. Je mets plein de crème sur les fesses de Petit Bout, et le suppositoire glisse tout seul. Après, je tiens les fesses fermées du petit une minute pour que le suppo ne ressorte pas, en racontant une histoire ou en jouant avec un jouet avec lui. Petite remarque sur les suppositoires Nifuril : ils se coupent en deux, mais les deux bouts sont carrés… Ils pourraient quand même les faire en forme de « fusée » pour que ce soit plus facile à mettre.

Si vous habitez en Angleterre, je vous conseille vivement de faire un stock de suppo. Ici, il n’y en a pas (et je vous épargne la tête du médecin quand vous lui dites que vous osez mettre des suppo à un enfant de neuf mois), et c’est quand même le médicament le plus efficace selon moi. Pour les oreilles, en général, on ne vous donne pas de goutte non plus, donc vous pouvez prévoir aussi. De toutes façons, la médecine anglaise est ce qu’elle est. Ce que je comprends pour les adultes, mais pour les enfants, j’ai toujours la rage quand je ressors de chez le GP qui me dit que mon fils n’est pas vraiment malade, que c’est viral, et que donc il n’y a rien à faire, à part donner du paracétamol, bien hydrater l’enfant, et attendre que ça passe (le discours est d’ailleurs le même aux urgences pédiatriques, article à venir).

Bref. Une semaine que Petit Bout est sans microbes. Croisons les doigts pour que nous ayons un peu de répit! Et vivement la fin de l’hiver.

Crédit Photo : Getty Images – Little boy with stethoscope  – By: Image Source – Collection: Image Source

Neuf mois

Je me suis tout simplement rendu compte récemment que comme Petit Bout avait été « légèrement » difficile pendant les premiers mois de sa courte vie, et bien j’étais passée sur beaucoup de choses concernant ma grossesse, la venue au monde de Petit Bout et nos premiers mois ensemble.

Je commence à avoir l’esprit (et les mains) un peu plus libres donc je me suis dit que j’allais prendre le temps de revenir un peu sur tout ça.

Je vais commencer par la grossesse. Car finalement, c’est là que tout a commencé. Petit guide d’une grossesse à Londres.

Lorsque nous avons appris que j’étais enceinte, nous étions fous de joie avec Gros Bout. Ce n’était pas du tout prévu, mais ça tombait à pic. Donc quand, après quelques jours de retard, nous avons vu le trait se dessiner sur le test de grossesse, nous étions aux anges.

J’ai donc appelé mon généraliste tout de suite pour prendre rendez-vous avec elle la semaine suivante. Première surprise. En Angleterre, on ne fait même pas de prise de sang pour confirmer la grossesse. Voire, on vous croit sur parole quand vous dites que vous avez fait un test de grossesse et qu’il est positif. En gros, tu lis mal le test / le test est faux, aux yeux de la médecine anglaise, tu es enceinte. Soit. A l’issue de mon rendez-vous qui a dû durer 10 minutes, j’avais donc ma date d’acouchement, mon hôpital et mes livres sur la grossesse (qui d’ailleurs ne sont pas très pratiques à cacher dans un sac à main lorsqu’on retourne bosser après…j’ai donc du faire un détour par Zara pour avoir un sac assez grand et opaque pour pouvoir camoufler tout ça…bonne excuse, héhéhé). Voilà. Plus qu’à attendre que mon hôpital me contacte pour le premier rendez-vous de la 10ème semaine (en Angleterre, la grossesse dure 40 semaines, pas 38). Eh bien laissez moi vous dire que l’attente est longue.

Et pour pas grand chose en plus. Parce que le rendez-vous de la 10ème semaine, c’est surtout pour vous remettre votre livre de route (qui contient tous les examens et commentaires du généraliste et des sages-femmes), vous faire une batterie de tests sanguins (je n’ai jamais eu un bleu aussi gros à l’intérieur du coude. Une vraie boucherie. Et impossible à cacher dans un sac Zara…), faire votre historique médical, vous faire un topo sur les choses à ne pas faire pendant la grossesse. En gros : Arrêter le tabac, limiter l’ alcool (Et oui, en Angleterre, on ne vous dit pas d’arrêter l’alcool. On vous dit de vous limiter. Et pour eux, la limite c’est 1 à 2 verres de vin, 1 à 2 ffois par semaine…euh, moi je trouve que c’est déjà une bonne consommation pour quelqu’un qui est pas censé picoler…mais bon, je dis ça, je dis rien), arrêter la viande / poissons crus, bien nettoyer les fruits et légumes, stop au fromages au lait non pasteurisé (comme ils ne font pas le test de la toxo ici, et ben voilà, interdit. Adieu sashimis, tartares et camemberts coulants!).

Bref, ce qu’on attend vraiment c’est la première écho. Et oui, c’est là que tout commence vraiment et qu’on prend conscience de tout. En tous cas, pour nous, ça a été un moment vraiment incroyable. Stressant parce que j’avais l’angoisse d’avoir perdu le bébé entre temps (je n’avais plus aucun symptôme de grossesse les derniers temps), mais dès qu’on a entendu son petit coeur battre, ça a été magique.

Bref, à partir de là, tout prend un sens et tout s’enchaine. Personnellement, j’ai été très contente de vivre ma grossesse à Londres. Tout est relax. En plus, je ne me voyais pas faire des aller-retours entre Paris et Londres pour le suivi, et partir un mois avant la date prévue d’acouchement pour pouvoir être à l’hôpital en temps et en heure. Sachant qu’après la naissance, il faut attendre à peu près trois semaines pour pouvoir avoir un passeport pour Petit Bout et le rapatrier chez nous. Non, vraiment, tout ça, ça ne me tentait pas. Et comme de toutes façons, tout se passait bien, j’étais plutôt détendue.

En revanche, si on est hypocondriaque,  je ne conseille à personne de se faire suivre dans le système public anglais. Pourquoi?

Déjà parce que je ne me suis pas faite ausculter une seule fois en 9 mois. On vous pèse, on vous mesure le ventre, on vous fait des échos (2 pour les grossesse normales, beaucoup plus pour les grossesses multiples ou à risque), on analyse votre sang, mais ça ne va pas plus loin si tout va bien pour vous.

Ensuite parce que vous n’avez pas de gyneco / obstétricien attitré (sauf si vous acouchez dans le privé). Ici; le suivi est partagé entre le généraliste et les sages-femmes à l’hôpital (je dis les sages-femmes parce que je crois que je n’ai jamais vu la même pendant tout le suivi, qui s’avère être assez régulier).

Bref. Tout ça pour dire que j’ai eu la chance d’avoir une grossesse en or : pas vraiment de nausées, prise de poids correcte, pas d’inquiétudes particulières; les seuls problèmes que j’ai eu, c’est les gencives qui saignent (y a pire), la perte de sommeil à partir du 5ème mois (pas génial quand on sait ce qui nous attend après) et de vives douleurs aux aducteurs (ça en revanche, ça fait extrèmement mal et c’est très handicapant). J’ai donc particulièrement aimé la vivre à Londres, mais je comprends qu’on puisse trouver ça un peu léger comme suivi et donc un peu inquiétant.

Et puis un jour avant d’acoucher, je nous ai fait une petite panique. Ca faisait un bon moment que je n’avais pas senti Petit Bout bouger…donc histoire d’être sûrs, nous sommes allés à l’hôpital. Ils nous ont pris tout de suite. Hop, hop, hop, en deux temps trois mouvement, j’étais reliée au système de Monitoring. Ca a duré 6 heures, histoire que les médecins soient 100% sûrs que tout allait bien (j’étais à deux doigts d’être déclenchée quand même). Donc après 6 heures,  je suis rentrée chez moi, rassurée sur le système anglais et sur la compétence des médecins et leur compétence à agir vite si besoin est. Et puis des milliers de bébés naissent chaque année en Angleterre, ce n’est pas non plus un pays du tiers-monde! C’est juste une mentalité différente, qui, dans mon cas particulier, m’a très bien convenue.

Crédit photo : Seraphine

La ‘Médecine’ Anglaise

En Angleterre, le système médical est un peu différent du système français.

Grosso modo, la première chose à faire est de s’inscrire chez un GP (généraliste). Celui-ci est sectorisé donc il doit forcément être à moins d’un quart d’heure à pieds de chez vous. Ce qui se tient… Quand on est malade, on ne veut pas non plus faire un marathon pour aller se faire ausculter.

L’avantage du GP, c’est que c’est gratuit. Même pas besoin d’avancer un centime, tout est pris en charge par la NHS (l’équivalent de la Sécu). En revanche, la gratuité ne fait pas tout. Parce que soyons honnête, la qualité du service laisse un peu à désirer. Cette affiche dans la salle d’attente de mon GP m’avait faite tiquer à l’époque.

En gros, si vous avez la grippe, ne venez pas, rester chez vous et reposez-vous. Vous pouvez aussi faire un auto diagnostique sur le site de la NHS…mouaif.

Bref, les anglais ne sont pas fans de la sur-médication, et on ne peut pas leur donner tort. Je pense qu’en France, des centaines de milliers d’euros pourraient être économisés sur le budget de la sécu. Mais ne targiversons pas ici. Les Anglais n’ont donc pas tout à fait tort, puisque pour un rhume ou une grippe, souvent, la seule chose à faire c’est de prendre de l’aspirine, du pschitt pour le nez et de se reposer.

Mais quand on est vraiment malade, on a envie d’être soignés. Et parfois, les résultats ne sont pas au rendez-vous et vous pouvez finir aux urgences.

Le problème surtout, c’est pour les bébés. Vous ne pouvez pas avoir accès directement à un pédiatre dans le système public. Pour avoir accès à un pédiatre, il faut faire examiner votre petit bout par votre GP. S’il considère que le problème ne relève pas de sa compétence, il vous réfère à un pédiatre. C »est comme ça que j’ai dû me rendre 5 fois chez le GP quand Petit Bout était tout petit, avant qu’ils ne m’envoient chez un pédiatre pour comprendre pourquoi Monsieur pleurait tout le temps. Peine perdue, j’avais perdu patience et pris rendez-vous chez un Pédiatre en France…Mais pour les urgences, le pédiatre en France, c’est pas l’idéal.

Il y a quelques semaines, j’ai retenté l’expérience Anglaise car Petit Bout avait un début de gastro (selon moi). Le GP m’a reçue tout de suite, mais la seule chose qu’il a pu me dire, c’est que Petit Bout n’était « pas vraiment bien, mais pas vraiment mal non plus ». Donc de lui donner bien à boire pour ne pas qu’il se déshydrate, et de revenir dans 5 jours si ça n’allait pas mieux….5 jours…pour un bébé de 5 mois…ça me paraissait long quand même.

Evidemment, quelques jours plus tard, rien n’allait mieux (forcément, l’eau, ce n’est pas connu pour soigner une gastro). Monsieur avait en plus les fesses dans un état proche de celles d’un enfant qui aurait fait du tobogan sur une rape, et il ne dormait plus la nuit (nous non plus). Nous sommes donc allés consulter au Medicare Français : le temple des médecins Français. Bref, bien car Français, mais privé, et donc cher (96£ la consultations s’il vous plait Mesdames et Messieurs). Mais je dois dire que la pédiatre qui nous a reçus a bien pris le temps d’ausculter Petit Bout et nous a prescrit les médicaments qui lui ont permis de le debarrasser de sa Gastro. Sachez en plus que le Medicare Français abrite également une Pharmacie Française (avec donc des médicaments Français). Seul problème, vous ne pouvez y avoir accès que si vous avez une ordonnance du Medicare. Pas fous les loulous.

Enfin voilà. Tout ça pour dire que le système médical Anglais, c’est bien quand on n’est pas vraiment malade, ni vraiment pressé. Mais sinon, pour les choses graves ou touchant aux enfants, moi, je vous conseille quand même vivement d’aller voir un pédiatre / gynéco (oui, même combat pour les gyneco…le frottis, c’est chez le généraliste…) / ostéo directement dans le privé (Medicare ou autre) ou de rentrer en France!