Le laisser pleurer?

Crédit photo : Evgeny Kuklev

Petit Bout a maintenant 9 mois passés. Il a fait ses nuits pour notre plus grand plaisir vers 6 mois…pendant quelques semaines. Puis tout à coup, ça a été fini. Et depuis notre retour de vacances fin Août, c’est un peu n’importe quoi, avec 2, 3, 4, voire 5 réveils nocturnes. Sauf qu’on s’est rendu compte que la plupart du temps, il pleurait mais n’était pas réveillé. Voire, on le réveillait en douceur pour le sortir de ses limbes, qu’il voie qu’on était là pour le rassurer et qu’il sèche ses grosses larmes de crocodile. Verdict : des parents HS qui ont perdu tout le bénéfices des vacances. Et un petit bout qui ne dort pas mieux qu’avant.

Le week-end dernier, nous avons profité d’un retour en France pour aller voir le pédiatre de Petit Bout pour le check-up des 9 mois (après avoir testé la médecine anglaise avec Petit Bout, je savais d’avance que ça ne servait à rien d’y aller pour des réveils nocturnes persistants). Une cinquantaine d’années, on voit tout de suite que sa passion, c’est les enfants. Elle est douce, attentive, à l’écoute des parents. Elle a donc passé une bonne demi heure à ausculter Petit Bout sous toutes les coutures. Il est en pleine forme, donc aucun souci à se faire. Pour les réveils nocturnes, plusieurs pistes : les dents (les deux du haut sont prêtes à sortir), la peur de l’abandon, les cauchemards. Bref, une floppée de possibilités finalement, auxquelles on ne peut pas faire grand chose malheureusement.

En revanche, la pédiatre nous a dit que si Petit Bout avait les yeux fermés quand il pleurait, il ne fallait surtout pas le réveiller. Elle nous a donc conseillé d’aller vérifier que tout allait bien, de rassurer Petit Bout dans son lit en lui parlant doucement, mais de ne pas le prendre dans les bras. S’il continue à pleurer, recommencer l’opération au bout de 5 minutes, puis de 10 minutes, puis de 15 minutes etc… Cela nous a paru un peu « barbare » car nous n’avons jamais vraiment laissé pleurer Petit Bout. Mais vu le bilan des dernières semaines et notre état de fatigue avancée, nous avons décidé de tenter le coup.

Nous n’avons pas eu à attendre longtemps pour mettre en pratique cette nouvelle théorie. Hier soir, coucher vers 19.00.

Première crise vers 20.15. Monsieur a les yeux fermés. Je lui parle doucement pour le rassurer, puis je le laisse. Il pleure toujours dans son sommeil. 5 minutes plus tard, c’est fini, il dort comme un bébé (cette expression n’a jamais eu si peu de sens depuis que je suis maman).

20.45. Rebelote. Je vais le rassurer. Il pleure toujours dans son sommeil quand je le laisse. 5 minutes après, c’est fini. Il s’est « rendormi ».

Durant la nuit, 3 ou 4 autres crises. Nous ne nous levons pas (c’est dur mais on résiste). Moins de 5 minutes après montre en main, Petit Bout s’arrête de pleurer tout seul, comme si de rien n’était.

Tout ça pour dire que parfois, on croit bien faire en allant prendre notre petit dans nos bras pour le rassurer et le cajoler. Mais finalement,certaines fois, il vaut mieux le laisser pleurer un peu tout seul. Et au réveil ce matin, il n’avait pas l’air de nous en tenir rigueur.

Sommeil paradoxal

Eh oui. Petit Bout a plus de 4 mois, et Monsieur ne fait toujours pas vraiment ses nuits. Grosso modo on le couche vers 19.00, on lui donne un biberon quand il dort vers 23.30 et il se réveille de manière assez aléatoire, entre 3.30 et 6.00 du matin. Bon en général c’est plutôt entre 5.00 et 5.30. Et en général, plus on est sorti la veille / fatigué, plus il se réveille tôt. Forcément. Pourtant, on fait la même chose tous les soirs, et il mange exactement la même chose. Donc qu’est ce qui peut bien faire qu’il se réveille à des heures différentes? Mystère… Et le pire dans tout ça, c’est qu’il ne se réveille pas parce qu’il a faim. Non non. Déjà, il boit un biberon plus que la normale, d’où ces bonnes joues rebondies, ces petites cuissounes plissées et ce charmant double triple menton. Mais surtout, on lui a bien fait comprendre qu’avant 7.00, les cuisines étaient fermées. Donc il se réveille juste histoire de se réveiller…

On a bien évidemment essayé de le coucher une heure plus tard, histoire de voir s’il se révéillait une heure plus tard…logique mathématique…peine perdue. Il est juste plus grognon la veille parce qu’il a envie est l’heure de se coucher.

Bon en revanche,il nous a fait parfois l’agréable surprise de se réveiller à 6.45 …6.45 Mesdames, Messieurs. Une vraie grasse mat…Du grand luxe. Du jamais vu. Tellement du jamais vu qu’on s’en est inquiété la première fois…Donc à 6.30 on est quand même sorti du lit pour aller vérifier que tout allait bien quand même…