Trouver son rythme

Avec deux enfants en bas âge (3 ans et 5 mois), j’ai eu énormément de mal à trouver mon rythme.

Jusqu’au 13 Aout, tout était réglé comme du papier a musique ou presque. Mais Mini Bout est arrivée. Et j’ai du faire un peu de réorganisation, a savoir, faire deux fois plus de choses dans le même laps de temps.

Le temps pour les tétées, le temps pour faire manger le plus grand, le temps pour jouer, le temps pour consoler, le temps pour le bain, le temps pour s’occuper de la maison, le temps pour diner avec mon homme, le temps pour parler ou voir mes amis, le temps pour dormir… Je ne parle pas du temps pour moi. Il a été quasi inexistant jusqu’à tres recemment.

Mais finalement, je crois que j’ai réussi a organiser mes journées pas si mal que ça . Alors évidemment, ce n’est pas encore ça, mais dans l’ensemble, ça roule.

Petit aperçu :

Entre 6 et 7 h du matin, réveil de Mini Bout. Changement de couche, gazou gazou dans le lit.

Entre 6.30 et 7.30, réveil de Petit Bout. La journée « commence ». Préparation des biberons, Petit déjeuner pour tout le monde.

10.00 : sieste de Mini Bout.

11.00 : dejeuner de Mini Bout

12.30 : dejeuner de Petit Bout

13.30 : sieste, parfois des deux, parfois d’un seul, parfois de personne… La vie est injuste

15.00 : gouter de mini Bout

16.00 : gouter de Petit Bout

18.00 : bain, l’un après l’autre

19.00 : biberon pour Mini Bout, diner pour Petit Bout

19.30 : disparition de Mini Bout dans son lit (et d’un!)

20.00 : lecture d’histoire pour petit Bout, suivie de l’extinction des feux. Je ne parle pas de disparition de Petit Bout, puisque depuis 1 mois maintenant, il se relève de son lit jusqu’à environ 21.30. Je reviendrai la-dessus dans un prochain billet. Parce que je suis a la recherche d une solution durable pour qu’a partir de 20.30 maxi, je puisse rester tranquille avec mon homme pour quelques heures. Non mais oh…

22.30 : extinction des feux pour moi, rapport au fait que je me lève encore deux ou trois fois par nuit pour donner un biberon a Mini Bout ou lui remettre sa tetine pour qu’elle veuille bien se rendormir. Mais par rapport a il y a deux semaines, ou nous nous levions 5 ou 6 fois par nuit, c’est le bonheur!

Bref, des journées (et des nuits) bien remplies, avec dans les temps « morts », les machines a étendre, le lave-vaisselle a sortir, les repas a préparer, les voitures a faire rouler, les couches a changer, la maison  ranger, les courses a faire, le travail a chercher, les entretiens a préparer, les livres a lire (pas les miens, ceux de petit Bout. J’ai commence un livre en Juillet, que je n’ai toujours pas fini…je crois que je n ai pas lu une page depuis le mois d’Aout)

Et vous, vous avez mis du temps a trouver votre rythme avec l’arrivée du deuxième?

ArticlepubliéSobusygirls

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Un nouvel équilibre

Tout le monde le sait, un enfant, ça change la vie. Quand on a passé plus de trente ans à s’occuper de soi ou de son couple, l’arrivée d’un bébé, c’est comme si une tempete passait dans votre appart. Oui. Même si on désire un enfant depuis longtemps et qu’on a neuf mois pour s’y faire.

Les débuts ont donc été plutôt difficiles et cahotiques pour nous. Entre l’arrivée du bébé, la nouveauté, la fatigue, la peur de ne pas savoir bien faire et les pleurs incessants (merci le reflux), notre santé en a pris un coup. Notre couple a été mis à rude épreuve. Mais on s’en est sorti.

Ces 9 mois (voire plus) de nuits entrecoupées de journées entrecoupées de vagues périodes de sommeil, et bah je crois qu’on a mis trèèèès longtemps à récupérer. Si bien qu’on s’est dit pendant notre dernier voyage (sans enfant) qu’il fallait qu’on s’organise différemment avec Petit Bout.

Le plan : arrêter de tout faire tous les 3. Plan que nous avons mis en oeuvre pas plus tard que le lendemain du jour où nous sommes rentrés, soit il y a presque deux mois maintenant.

Et je dois dire que c’est top. J’ai presque l’impression d’avoir une nouvelle vie, dîtes donc.

Le week-end donc, un seul d’entre nous se lève pour donner le petit déjeuner au petit. L’autre peut ainsi continuer à dormir, ou juste à se prélasser au lit sous la couette, tranquille (une fois le biberon terminé – deux minutes top chrono-, notre petit bout est à fond, donc le rendormissement est souvent impossible. Mais ça fait du bien juste de prendre le temps de sortir de son lit.

Ensuite, l’un de nous s’occupe du monstre pendant une ou deux heures avant le déjeuner. Laissant à l’autre l’opportunité de faire autre chose, de préparer le déjeuner, ou tout simplement de ne rien faire dans le calme.

Puis vient l’heure de la sieste, qui souvent est aussi notre sieste (on reprend du poil de la bête comme on peut).

L’après-midi, on fait des activités ensemble puis l’un de nous s’occupe majoritairement du Petit Bout.

Pourquoi n’y avions nous pas pensé plus tôt franchement? C’est vraiment une idée simple comme bonjour quand même. Peut être que quand on a le nez dans le guidon, on ne voit plus les choses simples… Tout simplement. Bon, je me disais aussi que Petit Bout nous voit rarement tous les deux, et que c’était sympa le week-end d’être le plus souvent fourrés tous les trois. L’image de la famille, tout ça.

Mais le résultat est là. Les parents sont plus zens, plus patients, encore plus contents de s’occuper du Petit Bout. Ils ont du temps rien que pour eux (ok, chacun de leur côté, mais ça fait du bien aussi). Et le Petit Bout est content. Il a des moments privilégiés avec chacun de ses parents, qui en plus sont plus patients et plus résistants à son dynamisme et à ses bêtises en tous genre (et à ses colères).

Bref. Presque deux ans plus tard, nous avons donc trouvé un bon équilibre. Mieux vaut tard que tard comme on dit !

Crédit Photo : Getty Images – balanced stones on white background par Gunay Mutlu – collection Stockbyte

L’art de ne rien faire

D’habitude, ne rien faire est tout un art.

On se lève tard, on traîne au lit, on prend son petit déjeuner devant la télé en se disant que le troisième muffin est peut-être superflu mais en le mangeant quand même parce qu’on va aller au sport pour brûler les calories supplémentaires. Bien évidemment, on ne va pas au sport parce qu’ils repassent Indiana Jones et que ça fait vraiment longtemps qu’on ne l’a pas vu et que de toutes façons, il fait un peu froid pour sortir…bref, on trouve toujours de bonnes excuses quand on veut ne rien faire…

Quand on a un enfant, on n’a plus besoin d’excuses…On ne fait juste rien, parce que tout simplement, on ne peut rien faire. Les journées sont à la fois trop longues (mais combien de fois cette petite chose mange-t-elle par jour? Comment, ça ne fait que 2 heures qu’il pleure?) et trop courtes (j’aimerais bien finir de lire cette page).

Pourtant, j’avais plein de bonnes résolutions quand j’ai pris mon congé maternité ; ranger l’appartement à fond et me débarrasser des choses inutiles et des vêtements non portés depuis plus de deux ans et toujours dans mon armoire pour des raisons farfelues (je vais bien perdre 3Kg cette année /c’est un cadeau, je ne peux pas m’en débarrasser / Je suis sûre que le bleu canard m’ira mieux en 2011…), faire mes albums photos en retard (et laissez moi vous dire qu’il y en a pas mal), tester de nouvelles recettes de cuisine…

Depuis la naissance de notre petit bout préféré, je n’ai eu le temps de rien faire, à part m’occuper de lui et faire le minimum pour avoir un appartement à peu près rangé et nourir le gros poulet.

Parce que s’occuper d’un petit bout, c’est : le nourir toutes les 3 heures environ (compter 20 bonnes minutes), le garder droit toutes les 3 heures pour que le lait reste dans son estomac et n’aterrisse pas sur mon pull fraîchement sorti de la machine (compter 10 bonnes minutes), le changer toutes les 3 heures (durée variable selon l’ampleur des dégats). Ce qui nous amène déjà à environ 5 heures de maintenance sur les 24 que compte une journée.

Ensuite, il y a le temps passé à essayer de l’endormir ou à l’empêcher de pleurer, ce qui represente la majeure partie de la journée en général. Car voyez-vous, notre petit bout est atteint de coliques ET de reflux. Donc il a eu le temps de bien developper ses cordes vocales depuis quelques semaines.  Et pour le calmer, nous n’avons trouvé que trois solutions : le prendre dans nos bras et le bercer, lui mettre un doigt dans la bouche, et le prendre dans nos bras, le bercer tout en  lui mettant un doigt dans la bouche. Ces solutions ont le désavantage de ne vous laisser au maximum qu’un bras de libre. Ce qui rend difficile toute activité. Un mail peut prendre une journée à écrire, se laver les dents, prendre une  douche, se faire à déjeuner, tourner les pages d’un livre deviennent de vrais challenges.

Heureusement, tout cela me permet d’améliorer mon habileté à ne me servir que d’une seule main et me permet de me remuscler les bras en douceur en attendant de reprendre le sport dans quelques semaines…enfin si je trouve le temps!