Le parc ? C’est chiant quand même

J’essaie d’emmener le plus souvent possible Petit Bout au parc, histoire qu’il se défoule un peu et prenne l’air. Bon, à Londres, le temps fait que ce n’est pas toujours possible, mais quand une éclaircie arrive, j’en profite donc pour aller au Paddington gardens, à 50m de la maison.

Mais plus ça va, plus je me rends compte que le parc, bah c’est chiant.
Déjà, forcément, je suis pas la seule maman à profiter des éclaircies londoniennes. Donc en général vers 16.30, le playground est juste plein à craquer d’enfants en tous genres : des tout tout petits (genre même pas six mois), des petits, des grands et des bien plus grands (une bonne dizaine d’années à vue de nez).
Eh bah cette population ne se mixe pas vraiment bien je trouve.

Bon, les tout tout petits, en général, ils sont dans les balançoires. Donc ça gêne pas on va dire (sauf si vous voulez faire de la balançoire…)
Les petits (6 mois – 4 ans), c’est bon, ils font leur vie, rien à dire.
Les grands et les plus grands, en revanche, ça fait trop. Déjà, parce qu’ils dénaturent un peu toutes les activités. Ils sautent sur tout ce qui bouge, ils envoient tout valser. Ils jouent au ballon alors que l’endroit ne s’y prête pas du tout, donc on est toujours obligé de guetter qu’un ballon ne nous arrive pas en pleine face Bref, un Petit de 18 mois n’est pas vraiment en sécurité finalement avec ces grands qui maîtrisent tout ! Ce n’est pas un reproche, hein qu’on se comprenne bien, il faut bien qu’ils s’amusent aussi, mais je me dis juste que ce serait bien de créer un tout petit playground un peu plus pépère pour les moins de 4 ans.

Parce que moi finalement, je passe mon temps à courir après Petit Bout, lui dire que
– non, il ne peut pas piquer la trottinette rose de la petite fille
– non, il ne peut pas aller manger les gâteaux des autres
– non, il ne peut pas aller trop près des balançoires, c’est dangereux
– non, il ne peut pas aller jouer dans tel coin parce que des « trop » grands sont en train de jouer au foot (alors que soit dit en passant, c’est interdit, à juste titre d’ailleurs) et que s’il va là bas , il va se faire taper, faucher ou se prendre un ballon dans la tête
– non, il ne peut pas jouer avec cette attraction parce que les « trop » grands sont en train de faire n’importe quoi avec et que donc il va voler
– non, le toboggan, faut attendre son tour et que comme il sait pas monter à une échelle, il faut attendre encore plus longtemps

Bref, peut-être que ça le défoule bien le parc, mais moi, perso, ça me stresse.

Et vous, vous faites comment au parc ? Vous courez après votre petit histoire qu’il ne lui arrive rien ou vous le laissez vivre sa vie et advienne que pourra ?

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Printemps

Une fois de plus, nous avons droit à un temps splendide pour le printemps. Et les beaux jours à Londres sont toujours un pur bonheur. Comme on habite à à peu près 5 minutes à pied de Regent’s Park, c’est l’idéal. A nous la verdure, les pic-nics à foisons.

Pour Petit Bout, on le couvre de crème solaire et on lui met ses plus beaux chapeaux, qui deviennent allègrement trop petits au fil des jours. On a également testé les lunettes de soleil pour lui protéger ses petits yeux fragiles… sans grand succès. Elles tiennent à peu près dix secondes sur son nez grec avant qu’elles ne tombent et qu’il ne se fasse un plaisir de les manger.

Monsieur a également testé le gazon. Première fois avec les pieds dans l’herbe. Et l’observation des fleurs et des arbres en fleurs avec son papa qui lui donne des cours de botanique avancée (‘ça, c’est un arbre’, ‘ça c’est une feuille’, ‘ça c’est une fleur’).

 

Bref que du bonheur. Pour les parents, mise au vert et bronzage. On a presque l’impression de partir à la campagne.