Ca fait bizarre

Voilà, Noël est déjà passé. Nous sommes rentrés en France pour un Noël marathon, comme  tous les ans. 3 jours en Vendée chez les parents de Gros Bout, 2 jours à Paris pour fêter Noël avec ma famille. Tous les ans on se partage. Tous les ans on rentre content, certes, mais crevés. Avant on rentrait crevés tous les deux. Donc on se voyait déjà rentrer crevés à 3.

Sauf que finalement, la Maman de Gros Bout a voulu garder Petit Bout une petite semaine. On a dit Banco. Elle est donc venue le chercher à Paris lundi pour le ramener en Vendée. C’était la première fois qu’on laissait Petit Bout comme ça, dans le train… D’habitude, on l’amène chez nos parents, on reste un peu, puis on part. Là, on l’a déposé dans le train, et on a dit au revoir par la vitre (oui, j’ai écrasé une énorme larmouille). Ca nous a fait drôlement bizarre de repartir les mains vides, sans bébé, sans poussette, sans sac…

Mais on s’est senti drôlement léger dans l’Eurostar quand nous sommes rentrés à Londres. On a pu lire des magazines, manger en même temps, fermer l’oeil…

On est rentrés à la maison pour ressortir aussitôt prendre un verre tous les deux en amoureux. Bah oui : on peut sortir quand on veut cette semaine : pas de babysitter à booker, pas d’horaire pour rentrer, pas de « on peut pas, Petit Bout fait la sieste », pas de purée à préparer, pas de yaourts à acheter…

Bref, ça nous fait tout drôle. On a un peu retrouvé notre vie d’avant où on était complètement libre de nos mouvements. Ca tombe bien car des amis à nous sont à Londres cette semaine, ce qui nous permet de nous faire de bons restos et des sorties sympas.

Mais au fond de notre coeur, on a toujours la présence de Petit Bout : on se demande ce qu’il fait, comment il va, s’il pense à nous, on se dit qu’il nous manque, on continue de fermer les portes pour ne pas faire trop de bruit et j’ai quand même acheté des yaourts aujourd’hui au cas où.

Bref, on est contents, on est libre, mais il nous manque notre Petit Bout quand même! Vivement Dimanche qu’on le retrouve!

 

Premier week-end sans Petit Bout

Voilà, c’est fait. Nous avons testé l’abandon de Petit Bout. Bon, OK, je vous vois venir avec vos gros sabots. On ne l’a pas vraiment abandonné, le petit bout. On l’a laissé à mes parents…

Bah oui. On avait été invité à un petit week-end entre amis en Bretagne. Donc on s’est dit que ce serait sympa de rejoindre toutes ces personnes qu’on n’avait pas vues depuis longtemps. Et comme c’était un week-end sans enfant, on devait se résoudre à abandonner James (enfin, il n’a pas fallu nous convaincre trop longtemps non plus…)

On a fait ça dans les meilleures conditions je dois dire. Mes parents sont arrivés quelques jours avant notre départ, ce qui a permis à tout le petit monde de refaire connaissance et de se réhabituer les uns aux autres. Gros Bout et moi sommes partis le jeudi midi pour rentrer le lundi soir. 5 jours sans enfant! 5 jours sans mon petit pot de colle qui d’habitude ne me quitte que 3 heures par semaine, lorsque je le laisse à la babysitter pour mon après-midi de liberté hebdomadaire.

J’appréhendais donc un peu, même si je faisais une totale confiance à mes parents. Mais comme la plupart de mes amies m’avaient dit qu’elles avaient eu beaucoup de mal à laisser leur progéniture la première fois, même pour un week-end, je me disais que j’allais sûrement finir comme elles, la larme à l’oeil en quittant la maison. Et bien figurez-vous que pas du tout.

Nous sommes partis le coeur léger. Nous sommes arrivés en Bretagne le coeur léger. Nous avons passé un super week-end le coeur léger. Et nous sommes revenus fatigués (eh oui, 4 soirées sans enfant, dans une maison qui invite à l’apéro et aux diners prolongés, ça fatigue) mais le coeur léger. Bon, j’appelais quand même tous les soirs pour prendre des nouvelles et savoir comment la journée s’était passée. Mais sinon, j’avoue que nous avons pris un malin plaisir à être sans enfant pendant quelques jours. Oui, nous devons être des parents indignes. Mais bon, pas d’horaires, pas de « combien de temps avant le prochain biberon? », pas de « ce serait bien qu’il fasse une petite sieste », pas de « oula il faut se dépécher c’est l’heure du bain de Petit Bout »…), pas de babysitter à libérer…Et surtout la possibilité de se réveiller et de se lever parce qu’ON l’a décidé…Y a pas à dire, ce sont de vraies vacances. Et même si on a bien fait la fête et tiré un peu sur la corde, nous sommes rentrés l’esprit reposé (et le coeur léger bien sûr).

Et on l’avoue, on était déçus que Petit Bout soit déjà couché quand nous avons passé le pas de la porte de notre chez-nous. Mais après une (courte) nuit, nous étions bien content de le serrer dans nos bras. Lui en revanche, c’est limite s’il ne se demandait pas qui on était…