Un nouvel équilibre

Tout le monde le sait, un enfant, ça change la vie. Quand on a passé plus de trente ans à s’occuper de soi ou de son couple, l’arrivée d’un bébé, c’est comme si une tempete passait dans votre appart. Oui. Même si on désire un enfant depuis longtemps et qu’on a neuf mois pour s’y faire.

Les débuts ont donc été plutôt difficiles et cahotiques pour nous. Entre l’arrivée du bébé, la nouveauté, la fatigue, la peur de ne pas savoir bien faire et les pleurs incessants (merci le reflux), notre santé en a pris un coup. Notre couple a été mis à rude épreuve. Mais on s’en est sorti.

Ces 9 mois (voire plus) de nuits entrecoupées de journées entrecoupées de vagues périodes de sommeil, et bah je crois qu’on a mis trèèèès longtemps à récupérer. Si bien qu’on s’est dit pendant notre dernier voyage (sans enfant) qu’il fallait qu’on s’organise différemment avec Petit Bout.

Le plan : arrêter de tout faire tous les 3. Plan que nous avons mis en oeuvre pas plus tard que le lendemain du jour où nous sommes rentrés, soit il y a presque deux mois maintenant.

Et je dois dire que c’est top. J’ai presque l’impression d’avoir une nouvelle vie, dîtes donc.

Le week-end donc, un seul d’entre nous se lève pour donner le petit déjeuner au petit. L’autre peut ainsi continuer à dormir, ou juste à se prélasser au lit sous la couette, tranquille (une fois le biberon terminé – deux minutes top chrono-, notre petit bout est à fond, donc le rendormissement est souvent impossible. Mais ça fait du bien juste de prendre le temps de sortir de son lit.

Ensuite, l’un de nous s’occupe du monstre pendant une ou deux heures avant le déjeuner. Laissant à l’autre l’opportunité de faire autre chose, de préparer le déjeuner, ou tout simplement de ne rien faire dans le calme.

Puis vient l’heure de la sieste, qui souvent est aussi notre sieste (on reprend du poil de la bête comme on peut).

L’après-midi, on fait des activités ensemble puis l’un de nous s’occupe majoritairement du Petit Bout.

Pourquoi n’y avions nous pas pensé plus tôt franchement? C’est vraiment une idée simple comme bonjour quand même. Peut être que quand on a le nez dans le guidon, on ne voit plus les choses simples… Tout simplement. Bon, je me disais aussi que Petit Bout nous voit rarement tous les deux, et que c’était sympa le week-end d’être le plus souvent fourrés tous les trois. L’image de la famille, tout ça.

Mais le résultat est là. Les parents sont plus zens, plus patients, encore plus contents de s’occuper du Petit Bout. Ils ont du temps rien que pour eux (ok, chacun de leur côté, mais ça fait du bien aussi). Et le Petit Bout est content. Il a des moments privilégiés avec chacun de ses parents, qui en plus sont plus patients et plus résistants à son dynamisme et à ses bêtises en tous genre (et à ses colères).

Bref. Presque deux ans plus tard, nous avons donc trouvé un bon équilibre. Mieux vaut tard que tard comme on dit !

Crédit Photo : Getty Images – balanced stones on white background par Gunay Mutlu – collection Stockbyte

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Escapade à New Forest

C’est toujours pareil. Quand les vacances sont finies, on a qu’une envie, c’est de repartir. Mais parfois, un petit week-end, c’est aussi sympa, c’est dépaysant, et procure le break dont on peut avoir besoin.

L’année dernier, en bons babymooners que nous étions, nous avions pris quelques jours de vacances avant l’arrivée du petit poussin. Comme je ne pouvais pas vraiment aller trop loin, nous avions abandonné l’idée des Cornouailles et d’Edimbourg et nous nous étions rabattus sur New Forest.

New Forest, c’est à une heure et demi de voiture au Sud-Ouest de Londres. Nous y avons passé 2 jours, dans un hotel spa bien sympathique, le New Park Manor Hotel and Spa.

Au menu, ballades dans la forêt et rencontre avec poneys sauvages, biches et cochons moins sauvages,

ballade au bord de la mer (30 minutes de route de notre hôtel),

bonne bouffe,

et relaxation.

Un très bon break de deux jours. Parfait pour décompresser et se ressourcer. Je sens qu’on va remettre ça à bientôt!

Premier week-end sans Petit Bout

Voilà, c’est fait. Nous avons testé l’abandon de Petit Bout. Bon, OK, je vous vois venir avec vos gros sabots. On ne l’a pas vraiment abandonné, le petit bout. On l’a laissé à mes parents…

Bah oui. On avait été invité à un petit week-end entre amis en Bretagne. Donc on s’est dit que ce serait sympa de rejoindre toutes ces personnes qu’on n’avait pas vues depuis longtemps. Et comme c’était un week-end sans enfant, on devait se résoudre à abandonner James (enfin, il n’a pas fallu nous convaincre trop longtemps non plus…)

On a fait ça dans les meilleures conditions je dois dire. Mes parents sont arrivés quelques jours avant notre départ, ce qui a permis à tout le petit monde de refaire connaissance et de se réhabituer les uns aux autres. Gros Bout et moi sommes partis le jeudi midi pour rentrer le lundi soir. 5 jours sans enfant! 5 jours sans mon petit pot de colle qui d’habitude ne me quitte que 3 heures par semaine, lorsque je le laisse à la babysitter pour mon après-midi de liberté hebdomadaire.

J’appréhendais donc un peu, même si je faisais une totale confiance à mes parents. Mais comme la plupart de mes amies m’avaient dit qu’elles avaient eu beaucoup de mal à laisser leur progéniture la première fois, même pour un week-end, je me disais que j’allais sûrement finir comme elles, la larme à l’oeil en quittant la maison. Et bien figurez-vous que pas du tout.

Nous sommes partis le coeur léger. Nous sommes arrivés en Bretagne le coeur léger. Nous avons passé un super week-end le coeur léger. Et nous sommes revenus fatigués (eh oui, 4 soirées sans enfant, dans une maison qui invite à l’apéro et aux diners prolongés, ça fatigue) mais le coeur léger. Bon, j’appelais quand même tous les soirs pour prendre des nouvelles et savoir comment la journée s’était passée. Mais sinon, j’avoue que nous avons pris un malin plaisir à être sans enfant pendant quelques jours. Oui, nous devons être des parents indignes. Mais bon, pas d’horaires, pas de « combien de temps avant le prochain biberon? », pas de « ce serait bien qu’il fasse une petite sieste », pas de « oula il faut se dépécher c’est l’heure du bain de Petit Bout »…), pas de babysitter à libérer…Et surtout la possibilité de se réveiller et de se lever parce qu’ON l’a décidé…Y a pas à dire, ce sont de vraies vacances. Et même si on a bien fait la fête et tiré un peu sur la corde, nous sommes rentrés l’esprit reposé (et le coeur léger bien sûr).

Et on l’avoue, on était déçus que Petit Bout soit déjà couché quand nous avons passé le pas de la porte de notre chez-nous. Mais après une (courte) nuit, nous étions bien content de le serrer dans nos bras. Lui en revanche, c’est limite s’il ne se demandait pas qui on était…

Printemps

Une fois de plus, nous avons droit à un temps splendide pour le printemps. Et les beaux jours à Londres sont toujours un pur bonheur. Comme on habite à à peu près 5 minutes à pied de Regent’s Park, c’est l’idéal. A nous la verdure, les pic-nics à foisons.

Pour Petit Bout, on le couvre de crème solaire et on lui met ses plus beaux chapeaux, qui deviennent allègrement trop petits au fil des jours. On a également testé les lunettes de soleil pour lui protéger ses petits yeux fragiles… sans grand succès. Elles tiennent à peu près dix secondes sur son nez grec avant qu’elles ne tombent et qu’il ne se fasse un plaisir de les manger.

Monsieur a également testé le gazon. Première fois avec les pieds dans l’herbe. Et l’observation des fleurs et des arbres en fleurs avec son papa qui lui donne des cours de botanique avancée (‘ça, c’est un arbre’, ‘ça c’est une feuille’, ‘ça c’est une fleur’).

 

Bref que du bonheur. Pour les parents, mise au vert et bronzage. On a presque l’impression de partir à la campagne.